Voyage litt., p. i
Abbé Texier, p. 3o8.
Gareiso, Arch. chrét., p. 207.
Les deux bénédictins signalent encore à l’abbaye d’Andain (Ardennes) un calice d’or que la tradition faisait remonter à saint Hubert (656 -j- 728).
Le calice de saint Josse, dont nous avons retrouvé le dessin, ne saurait être attribué à une si haute époque; nous y reviendrons en parlant des monuments du xne siècle.
Il est question dans la vie de saint Wulfran (647 -j- 720) de son calice et de sa patène jetés à la mer, puis repris miraculeusement '.
La vie de saint Bavon (-J- 654), écrite par un chroniqueur du xe siècle, nous montre un calice d’or laissé sur l’autel après la messe2.
L’orfèvrerie religieuse était en honneur en Angleterre; les documents qui restent nous en fournissent témoignage. Nous avons déjà parlé du calice de saint Cuthbert (-j- 687), trouvé dans son tombeau. Cette coupe d’onyx reposant sur le dos d’un lion devait être un vase antique christianisé « cum patena calicem quidem parvum,
« sed materia et opéré pretiosum ; eu jus inferior « pars figuram leonis ex auro purissimo gestat, « dorso lapidem onichinum arte pulcherrima ca- « vatum : qui ex studio artificis ita inhæret leoni « ut facile possit in gyrum verti, nec tamen au- « ferri 3. »
On trouva de même dans la tombe de saint Birin (f vers 65o), premier évêque de Dorchester, une croix et un calice ; nous le lisons dans Surius4: « Invenisse corpus Episcopi integrum « cum duplici stola et infula rubra e panno serico « atquecum cruce e métallo confecta pectori ejus « imposita. Denique cum calice ad umbilicum « ejus posito. »
Bède3 rapporte que saint Paulin (-j- 644), après avoir converti le roi Edwin, obtint de lui de riches présents pour le ministère de l’autel, entre autres une grande croix d’or et un calice d’or que l’on con-