‹ La messe (volume 4)Chapitre 135 sur 335 · Cirot de la Ville, Saint-Seurin, p. i · texte numérisé non relu

Cirot de la Ville, Saint-Seurin, p. i

Le Blant, Sarcophages chrét., 1886.

un petit calice sans anses sert de motif de milieu et de point de départ à des pampres.

Au musée de l’Académie, à Bordeaux, on voit un sarcophage orné au centre d’un chrisme, et tout autour de pampres qui sortent de deux calices. Le galbe de ces vases est élégant, leur panse décorée de canaux en spirale; les deux anses ont deux volutes, formant deux S très cambrées. (PI. CCLXXXVI, fig. 3.) Ce sarcophage provient du cimetière de Saint-Seurin h

A Agen, le musée nous offre deux exemples de calices sculptés dans ce genre2; le premier décore un sarcophage (n° 41) qui servit d’abreuvoir et dont cette collection fit acquisition en 1876; M. Tholin m’écrit qu’il provient de l’ancien cimetière de Saint-Caprais et qu’il est resté pendant trente ans à Lapalme; le vase est d’une proportion écrasée (PL CCLXXXVII, fig. 8), composé d’un large col, d’une panse cannelée ; il laisse échapper non seulement des tiges de pampres, mais aussi une plante à triple étage de branches. Dans ce même musée nous avons estampé une plaque de sarcophage qui porte dans le milieu un des calices le plus ornés de ceux que nous examinons en ce moment (fig. 9). Il a deux anses garnies seulement de volutes dans le bas; le col montre des cannelures en spirale, la panse est aùssi garnie de godrons en spirale; le pied manque. Des lèvres du calice surgit une touffe pyramidale et des rinceaux de pampres qui s’épanouissent tout autour. Ce marbre est malheureusement mutilé.

Près de Beauville3 (Lot-et-Garonne), dans une cave du château de Massanès, il existe un sarcophage contemporain de celui de Moissac; la face principale divisée en trois panneaux présente dans celui du centre un calice à large panse assis sur une base beaucoup plus large qu’à l’ordinaire. Le col, d’où surgit une touffe pyramidale, est accompagné de deux anses en S. Nous en donnons le dessin (PI. CCLXXXV, fig. 10) d’après un estampage qu’a eu la bonté de nous fournir M. l’abbé Escande.

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