‹ La messe (volume 4)Chapitre 141 sur 335 · Histoire du diocèse de Paris, I, p · texte numérisé non relu

Histoire du diocèse de Paris, I, p

Rohault de Fleury, Bull, du Comité d’hist. et d’arch. du diocèse de Par-is, 1 885, p. 89.

CALICES

Ce calice, haut de omi5, large de omc>9 au diamètre supérieur, est fondu en bronze et orné de lames d’argent avec dessins gravés en noir; les lames forment, en haut et en bas, des rondelles et rosaces géométriques ; dans les parties intermédiaires, de petits disques sont ornés de même. Le nœud est enrichi au milieu d’une bague avec une suite de cercles et deux autres bagues perlées.

L’inscription du haut doit être interrompue, car une pièce semble ajoutée à l’endroit oü elle se termine aujourd’hui, et on lit sur le pied : a Jieri rogav, ce qu’on peut, ainsi que le fait l’abbé Lebœuf, considérer comme la continuation de la même phrase.

Au xvme siècle on voyait encore des traces de dorure que je ne me souviens pas d’avoir retrouvées. Quant à la colombe qu’a cru discerner l’abbé Lebœuf, je ne vois, dans la silhouette qui lui en a donné l’idée, qu’une pièce mise après coup pour dissimuler un défaut de fonte, pièce que la dorure devait primitivement faire disparaître.

Nous n’avons malheureusement aucune donnée historique que nous puissions joindre à la description de l’abbé Lebœuf. M. l’abbé Grimot *, auteur de savantes études sur l’Isle-Adam, ne connaissait pas l’origine de ce calice; il nous a appris seulement que le chef de Chrodegand, à cause de la crainte des Normands, avait été, sous Charles le Chauve, transporté au monastère d’Almenesches, à Moussy-le-Neuf (860), et qu’un seigneur de l’Isle-Adam obtint cette relique qu’il transféra dans son château ; on peut croire que le calice suivit le sort du saint chef.

Nous devons recourir, pour établir l’authenticité, à l’examen de son style ; je ne doute pas, d’après cet examen et d’après les observations qui en résultent, qu’il ne remonte, comme l’indique la tradition, au saint évêque Chrodegand (765-775), je l’attribuerais même à une époque un peu antérieure ; les rosaces hexagones, tracées au compas, l’épigraphie nous reportent à l’époque mérovingienne ; la forme de l’U 2, la lormule « in nomine Domini » qu’on retrouve sur la croix de Guarra-

1. Notice historique sur le prieuré de N.-D. de l’isle- Adam, 1882.

Extrait des mémoires de la Société historique du Vexin, t. IV.

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