The transactions of t lie royal irish A Cad., vol, XXIV
Antiquities, part IX. Dublin, 1874.
« calice , mais c’est du poison que tu me verses « dans les entrailles h »
L’église de Dokkum, au bord de la Burda, qui sépare la Frise orientale de l’occidentale, prétendait conserver le calice de saint Boniface, peutêtre celui qui lui servait au moment où il fut massacré (f y55)2. Guillaume Linda 3, dans sa « Panoplia evangelica » (1564), paraît croire à l’authenticité de cette relique; c’était un vase d’argent circulaire , tellement petit, qu’il n’égalait pas la quatrième partie des calices modernes, sa hauteur n’atteignait pas un palme, et son orifice était si exiguë qu’une hostie ordinaire pouvait le fermer. Tout autour on voyait, ciselées, douze petites figures en costume sacerdotal tenant des calices 4. La petitesse de ce calice ne serait-elle pas une indication funéraire ?
A propos de saint Boniface , rappelons que le saint confesseur ayant consulté le pape Grégoire II sur la convenance de placer deux ou trois calices sur l’autel, en reçut pour réponse la règle de n’en poser qu’un seul 5.
On croit à Emmerich posséder encore le calice de saint Villibrord , qui prêcha l’Evangile en Westphalie, vers 700; H. King, en le publiant, ne garantit pas son authenticité, mais il est possible qu’il ait été refait avec la matière du premier et dans le but de le remplacer. Otte la révoque aussi sérieusement en doute; les feuilles de chêne qu’on voit sur le pied ne lui paraissent pas fort anciennes (. Journal d’architecture , chap. II, 189).