Voy. Doughty, p
Baronius, In notis ad martyrolog. rom. die 7 angust.
Bona dit qu’on ne sait pas positivement la date de ce 1 concile. Trad. p. 420.
IXe SIECLE. — CALICES D’OR ET D’ARGENT.
beaucoup d’églises, au ixe siècle, étaient dotées de vases précieux, c’estla prévoyance des Capitulaires qui défendent de les mettre en gage sans une circonstance très grave, comme le rachat des captifs (De sacris vasis Ecclesiæ ad pignus datis ccxvi) :
« De sacris vasis Ecclesiæ, quæ in pignus a nonce nullis in quibusdam locis dari comperimus,
« inhibitum est ne deinceps a quodam fieri « præsumatur, nisi solum modo necessitate redi- « mendorum captivorum compellantur. »
La France carlovingienne pouvait se vanter en effet, avant les derniers ravages des Normands, de posséder une somptueuse orfèvrerie religieuse. L’abbé Anségise (-f- 8 1 6 ) donne au monastère de Fontenelle : « calices argenteos très deauratos « anaglyfico opéré patratos 1 » et encore « calicem cc aureum, mirifice factum, duas hinc inde habencc tem ansulas, gemmis pretiosissimis decoratum, « alterum argenteum, anaglyfico opéré factum, « operis mirandi,cum patena sua argentea: offercc torium argenteum ejusdem calicis habens cc effigiem, mirifici operis... »
Parmi les dons d’Angilbert (f 812) à Saint-Riquier, on voit figurer des calices d’or : « calices cc aurei cum patenis duo , calix unus aureus cc magnus cum imaginibus simul et patena ; alii « calices argentei cum suis patenis duodecim ; cc offertoria argentea decem 2. »
Les annales bénédictines nous parlent en 883 d’un calice d’or funéraire offert comme expiation d’un crime 3.
Parmi les richesses du comte Evérard (837), gendre de Louis le Débonnaire, signalées dans son testament, nous trouvons la mention de deux calices d’argent avec leur patène, d’un calice de noyer, d’un calice de verre monté en or et en argent4.