‹ La messe (volume 4)Chapitre 154 sur 335 · Calicem de nuce cum argento et auro paratum unum · texte numérisé non relu

Calicem de nuce cum argento et auro paratum unum

D’Acherv, II, 876.

Saint Rembert de Brême 1 brisa ses vases sacrés pour nourrir de pauvres affamés (888).

On lisait dans un inventaire de Prüm : cc Quatre cc calices d’or, y compris celui dont notre sei- « gneur Lothaire (840 -J- 855) nous a fait présent, cc avec autant de patènes et deux chalumeaux, « trois calices d’argent, sans compter ceux qui cc servent journellement au sacrifice 2. »

M. Albert Lenoir possède les curieux dessins archéologiques de Beauméni, qu’il a eu la bonté de nous communiquer, et, dans le nombre, la figure d’un calice copié dans la sacristie de Moissac :

Calice dans le trésor de Moissac. (Dessin de Beauméni.)

« Une coupe antique de vermeil haute de 16 poulet ces sur 10 de large à l’orifice et i3 poulces à la cc pâte. » Cette coupe, peu évasée, presque cylindrique, est ornée d’une draperie nouée à des patères et retombant dans les intervalles en une sortedepente verticale. Le pied est de style rococo, soit par la faute du dessinateur qui, comme beaucoup de ses contemporains, a pu copier un vieux style d’une main trop moderne, soit parce que le vase avait reçu alors une nouvelle monture. La coupe a conservé cependant dans ce tracé son caractère antique et avait sans doute déjà un usage liturgique séculaire; nous ne savons à quelle époque attribuer le pied qui précéda sans doute celui figuré par Beauméni, mais il est plausible de croire qu’un vase d’un tel prix dut recevoir une monture à une époque fort reculée. Nous avons choisi, pour le mentionner, le ixe siècle, âge d’une renaissance antique très remarquable pendant laquelle il était de mode non seulement de copier les monuments des anciens, mais aussi de

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