‹ La messe (volume 4)Chapitre 165 sur 335 · Riant, Exuviæ, II, p · texte numérisé non relu

Riant, Exuviæ, II, p

2. Le roi saxon Athelstan (924-941) offrait au tombeau de saint Cuthbert une patène de fabrique grecque. — L’église de Saint-Paul de Londres, possédait un calice grec.

F. Michel, Recherches sur les étoffes, II, p. 101,

CALICES

que. Si nous rapprochons ainsi le calice de saint Gauzelin de Nancy (922-962), nous trouverons des analogies frappantes qui nous ramèneront forcément encore au xe siècle.

Il est certain que le trésor fut reconstitué et même qu’au commencement du xvne siècle, il était beaucoup plus riche que maintenant. Francesco Sansovino nous donne, en 1 5 8 1 , l’histoire de cette reconstitution ; après avoir énuméré quelques précieuses reliques, entre autres l’évangile de Saint- Marc, acquis en 1472, il ajoute : « Il y a encore « beaucoup d’autres choses, qu’on eut en divers « temps, venant en partie de la Grèce , lorsque « nous en eûmes la souveraineté, parties de divers « princes, à diverses occasions et selon les circons-

« tances . La salle de ces bijoux et ornements

« qu’on appelle vulgairement le trésor, mérite « d’être examinée pour sa richesse qui provient « plus ou moins de la part du butin que les nôtres « eurent à Constantinople avec les Français en « 1202, ou des autres acquisitions faites jadis « par la République dans beaucoup de villes , ou « par divers autres moyens. Ainsi en 1 343 , Jean, « empereur des Grecs, donna à la Seigneurie « divers rubis, qui furent dérobés dans le sanc- « tuaire »

On voit d’après ces souvenirs que, si Constantinople avait été complètement dépouillée, les Vénitiens pouvaient encore trouver en Grèce et ailleurs des pièces d’ancienne orfèvrerie qui leur permirent de rendre à leur trésor sa première valeur. Nous adoptons donc l’opinion de M. Labarte, que M. Basilewski nous a confirmée, et que le savant auteur des Arts industriels formulait ainsi : « Toutes ces belles pièces appartiennent certai- « nement à la seconde moitié du ixe ou au xe siècle, « époque de la splendeur de Constantinople 2. » Si dans le nombre des pièces que nous examinerons il s’en trouve d’époque plus tardive, la conformité de leur style avec les premières les range chronologiquement à côté d’elles et prouve la fidélité des orfèvres byzantins à la tradition; d’ailleurs nous préférons comprendre dans le même groupe ces merveilles d’orfèvrerie orientale.

Au fond du transept, vers le midi, sous un arc arabe, une petite porte nous introduit dans l’in-

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