‹ La messe (volume 4)Chapitre 167 sur 335 · Viollet-le-Duc, Orfèvrerie , p · texte numérisé non relu

Viollet-le-Duc, Orfèvrerie , p

Xe SIECLE. — VENISE.

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N° 3. — Voici une des plus jolies pièces du trésor, une coupe de cristal de roche dans la taille de laquelle ont été réservées de petites saillies rondes, qui brillent comme des gouttes de rosée; elle est couronnée par une bande métallique sur laquelle sont inscrites les paroles de la consécration et pourvue d’un pied conique; deux anses en forme d’S renversées, garnies du même appendice qu’au n° 2, sont attachées à la frise du haut et au pied par des sortes de charnières. Nous devons attirer l’attention sur ce procédé de montage que nous verrons employer dans beaucoup de calices byzantins; les deux pièces de métal ainsi rapprochées s’enlacent l’une dans l’autre et sont fixées au moyen d’une goupille, sans exiger de soudure et sans exposer au chalumeau l’agate ou le cristal, que le feu pourrait compromettre. Ce procédé avait de plus l’avantage de faciliter le nettoyage ou les réparations. (PI. CCCI.)

N° 4. — Ce calice d’agate, bordé en haut d’une frise de cabochons, est assis sur un pied conique et gemmé, qui se rattache à la frise par quatre bandes aussi gemmées et suivant le galbe du vase. A la frise étaient accrochées de petites pendeloques d’ivoire qui pour la plupart font défaut. Deux anses gemmées, largement enroulées sur la volute supérieure, se cambrent gracieusement aux deux côtés du calice.

On sait qu’au moyen âge on attribuait à l’agate veinée la vertu de neutraliser les poisons; si cette croyance était répandue en Orient, ne pourraiton pas voir un souvenir du breuvage divin qu’on y versait, antidote céleste des liqueurs vénéneuses de la terre? (PI. CCCI .)

N° 5. — M. Durand, dont nous aimons tant répéter ici les judicieuses appréciations, décrit ce calice sous le n° 47 de son inventaire; c’est un gobelet d’agate où la monture en argent n’occupe qu’une très petite place; sur une étroite bande disposée au bord de la coupe et ornée d’un bavolet feuillagé, nouslisons cette inscription : +XPICTOS AIAQCIN AIMA TO ZQIIN 3>EPON. « Le Christ donne (pour nous son) sang vivifiant. »

Deux anses enroulées dans le haut, avec des feuilles au centre de la volute, accompagnent le

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