Julien Durand, Ann. arch., XXI, p. n
calice. Sur la base qui est étroite, M. Durand a lu ainsi l’inscription : + KEBOH ©El CICINIÜ TPIKIQKTE NEIKQ AOrO0ET, « Seigneur, secourez Sisinius logothète . » En 996, un Sisinius
fut nommé archevêque de Constantinople, après avoir été jusqu’alors seulement revêtu de dignités séculières; serait-ce le même personnage que celui nommé sur le calice? Il y avait des logothètes, ou administrateurs des finances, dans l’état religieux, comme dans les fonctions civiles. Georges Codinus' fait mention du rsvtxoç AoyoOé-niî. (PL CCCII.)
N° 6. — Le calice gravé sous ce numéro est en cristal de roche, coupe large, ornée de festons et cerclée dans le haut par une bande d’argent qui porte les paroles de la consécration. Les mots sont distribués entre les anses de la façon suivante : I Pste sç aÛTOD 7:àv[T£?, toutÔ sgz'.v to a’p.â ;j.oo, to
tî)]ç zaiv% StaSrJxTjç. Les anses élégamment découpées sont décorées de fleurons et de rosaces. Quatre bandes relient la bande du haut avec le pied, deux de ces bandes servent de points d’attache aux anses. (PI. CCCII.)
N° 7. — Rien n’est plus agréable d’aspect que la réunion du cristal et des montures de métal ; on vient de le voir par le spécimen précédent. Un calice décagone que nous avons gravé (pl. CCCI II) convaincra encore mieux de l’excellent parti qu’ont tiré les orfèvres grecs de cet assemblage. Les fuseaux de ce vase s’encastrent haut et bas dans des sertissures métalliques ornées de pierreries; deux anses d’une tenuité extraordinaire et ciselées de feuillages s’y rattachent des deux côtés. Nous avons vu déjà que le livre pontifical s’occupe de calices ayant plusieurs pans.
8. — Nous offrons ici (Pl. CCCIII) un calice de forme droite, muni de deux anses fort simples ; le corps du vase et le pied sont en agate, il n’y a d’argent qu’aux deux bagues agrémentées et à la sertissure du pied.
N° g. — Voici encore un vase splendide en agate, ainsi que ses anses, qui semblent collées par de larges feuilles aux flancs de la coupe. La frise du haut, le pied et les liens qui les unissent sont ornés de cabochons avec délicats filigranes. Les bords supérieurs sont aussi ornés de pierreries; si ce vase a servi de calice, il faut croire qu’on