‹ La messe (volume 4)Chapitre 170 sur 335 · Durand, Ann. arch XXI, p · texte numérisé non relu

Durand, Ann. arch XXI, p

pierres dans chaque intervalle complètent la décoration. (PL CCCV.)

Le type de ce genre de calices s’est perpétué dans l’Eglise russe l. Ce mélange de vieux argents sur lesquels brillent encore toutes fraiches les peintures d’émail, les sombres teintes sépia de l’agate, donnent à ces vases un aspect de somptueuse magnificence dont l’Orient avait le secret.

N° i3. (PL CCCVI.) — Les auteurs de ces beaux vases ne se contentaient pas toujours de la décoration que les veines de la pierre leur fournissaient; nous donnons ici un calice de sardoine de grande dimension qui porte une suite de godrons taillés sur sa panse. Il est entouré d’une haute bordure enrichie de quinze tableaux . d’émail cloisonné où sont reproduites les figures en buste du Christ, de la sainte Vierge et de différents saints, dont les noms sont tracés en cloisonnage d’or sur l’émail. Cette frise est ornée de perles pendantes et rattachée au pied par les quatre bandes ordinaires. Le pied porte encore des médaillons en émail et cette inscription détériorée : KYPIE BOH0EI PQMAN(Q) OP0OAOSÜ (AE)CIIOT(H).

Seigneur , protège Romain , orthodoxe empereur.

M. Labarte !, à propos de cette inscription, se livre à ces considérations intéressantes pour établir l’âge de ce calice ; « Quatre empereurs du nom de Romain ont régné à Constantinople, Romain IV (1068-1071), portait le titre de Oeôtoxo;. Romain III (1028-1054), général devenu empereur par le choix de Constantin VIII, fit exécuter à la vérité beaucoup de pièces d’orfèvrerie, mais il n’eut jamais à s’occuper de questions religieuses et n’eut pas besoin de constater son orthodoxie. Romain II, jeune débauché, mourut à vingt-six ans, après trois ans et quatre mois de règne; il s’occupa plutôt de ses plaisirs dissolus que de donner des calices aux églises. Nous croyons donc que l’empereur nommé sur notre calice est Romain Lécapène (919-944), associé à l’empire par son gendre Constantin Porphyrogénète, et qui, vivant à une époque peu éloignée de celle où les doctrines des iconoclastes étaient protégées par les empereurs, tenait à faire connaître sa croyance orthodoxe. »

N° 14. — Ce calice est assez semblable comme

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