Antiquités russes, pl. LXV11I
i 2. Arfs industriels, I, p. 3ii.
Xe SIÈCLE. — ITALIE.
forme à ceux des nos 1 1 et 1 2 ; il porte sur la bande
supérieure l’inscription : + IL’s-cs êÇ aikou riavisç .
séparée en quatre par des pierres. Les bandes montantes sont ornées dans leur milieu de chatons circulaires. La différence de ce vase avec les précédents apparaît dans le pied, entièrement taillé dans l’agate, différence qui n’est pas en sa faveur, car la pierre ôffre des formes indécises dans ses contours là où l’œil aimerait les voir fermes et arrêtées.
Entre ces deux derniers calices nous avons gravé sur la même planche un vase en cristal de roche, conservé au Louvre; la coupe paraît assez moderne, mais le pied doit être d’ancien travail arabe. (PL CCCVI.)
N° i5. — Calice à peu près semblable à celui du n° 14, mais dont le pied est métallique. (PI. CCCVII.)
JV° 16. — Petit calice en jaspe vert, avec monture et pied en argent, sans aucune ornementation. (PI. CCCVIII.)
N° 17. — Les formes ovoïdes que nous venons de passer en revue n’étaient pas les seules adoptées ! parles orfèvres grecs; nous donnons ici un charmant calice du trésor, aussi simple qu’élégant, et dont l’imitation serait facile et peu dispendieuse dans la fabrication de nos calices modernes; il a le galbe légèrement évasé en lys, il est monté sur un nœud ; son seul ornement est l’inscription ■
évangélique 7 OUts e'Ç «Stou . et un petit feston.
(PI. CCCVIII.)
N° 18. — Calice avec panneaux en cristal de j roche, champs émaillés de losanges et de pois bleus. Le pied lui-même, en cristal de roche, ne produit pas bon effet, à cause de la transparence de la matière, là où l’œil exigerait quelque chose paraissant solide et résistant. (PL CCCVIII.)
N° 1 g. — Le vase que nous avons dessiné ici, tout en cristal de roche, n’offre que le bord supérieur en argent; le pied se compose de quatre disques, taillés dans le cristal, qui assurent l’assiette L PL ! CCCVII.)
La pala d’oro, à Venise, nous réserve elle-même, parmi ses peintures en émail, une image de calice
1. Nous avions depuis plusieurs années dessiné à Venise cette collection incomparable, lorsque M. l’abbé Pasini a commencé la publication de ces vases en chromo et photogravure, riche album édité par Ferd. Ongania, Trésor de Saint- Marc, 1884.
dont la forme concorde avec quelques-uns du trésor, coupe plate, nœud et pied conique. (PL CCCCXLIX, chandeliers.)
Nous trouvons aussi dans les manuscrits grecs, 64 et 5oi, de la Bibliothèque nationale, diverses images de calices qu’on peut rapprocher comme style et comme âge des calices de Saint-Marc. (PL CCCVII.)
Dans une église du vieux Caire on conserve un grand calice, une patène et une cuiller d’argent avec inscriptions arabes, qu’on croit anciens1, mais je le crains, avec peu de fondement.
Je dois à la libéralité de M. Julien Durand communication de plusieurs dessins choisis dans les albums de son regretté frère, et qui conservent des peintures de Grèce; on y voit des calices en forme évasée ou semblables à ceux des Latins. Les peintures qu’ils représentent sont assez modernes, mais ils rappellent sans doute d’anciens types.
Les calices que nous trouvons aujourd’hui pour le xe siècle, en Italie, sont de facture grecque ; c'est à peine si, dans les chroniques de cette malheureuse époque, nous rencontrons quelques souvenirs de vases liturgiques, et peut-être ceux qu’on