D'Agincourt, pl. XXXVII, fig
MESSE
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• CALICES
« abbas. Enfin, le quatrième, revêtu en habits « pontificaux, tenant la crosse en main, mais sans « mitre, avec cette inscription : Hic est S. Vedas- « tus episcopus » Ce calice portait, avec le nom de saint Josse, un souvenir légendaire : lorsque le saint solitaire officia pour la première fois dans la nouvelle église que le duc Haymon lui avait fait construire auprès de sa cellule, une main céleste parut visiblement sur l’autel, bénissant le saint calice et les oblations, et l’on entendit une voix qui disait : « Parce que vous avez « méprisé les richesses de la terre et refusé le
« royaume de votre père . , je vous ai préparé
« une couronne immortelle et la compagnie des « anges... 2 » Plus tard on bâtit sur l’emplacement de la cellule l’abbaye de Saint-Josse-sur-Mer, en Ponthieu, oü l’on prétendait conserver le calice miraculeux, en souvenir duquel on avait coutume de représenter le saint, un calice à la main.
Les deux bénédictins, sans se prononcer explicitement, semblent accepter la tradition, mais des dessins, sur lesquels j’ai eu la bonne fortune de mettre la main, nous indiquent un style qui écarte du viie siècle le classement de cet objet. J’ai retrouvé ces dessins dans les papiers de Montfaucon, datés de 1730 et signés d’un certain F. S. Retel ; bien qu’ils soient seulement au crayon et négligés sur certains détails, comme ils sont de la grandeur de l’original et qu’ils nous le montrent sur les deux faces, on peut assez bien juger le style. Je ne crois pas, d’après les caractéristiques qui nous sont ainsi révélées, que nous puissions le supposer antérieur au xie siècle. Si l’attitude des personnages, la figure du Christ qui paraît imberbe, l’absence de mître aux bustes des saints, sont des caractères carlovingiens, le nœud feuillagé et serti haut et bas de deux rangs de perles, l’ornementation des anses qui les rapproche du calice de Wilten, le style épigraphique, enfin, la forme léonine des vers de l’inscription paraissent appartenir à l’époque romane.
D’après la description de Moulini dans sa lettre à Montfaucon3, il est question d’étain, quant à la