‹ La messe (volume 4)Chapitre 183 sur 335 · Bibliothèque nationale, fonds latin · texte numérisé non relu

Bibliothèque nationale, fonds latin

matière, et de traces de dorure. On ne dore guère l’étain; on ne confie pas à un métal si grossier de si riches ornements. Il est donc probable que ce calice était d’argent et que l’oxydation lui avait fait perdre son éclat ; élevé de om20, large au diamètre supérieur de omib entre les anses, il contenait trois demi-setiers de Paris.

On conservait à l’abbaye de Dommartin l’autre calice, dit de saint Josse, qui portait cette inscription :

SUMITUR HIC CHRISTI SANGUIS PROTECTIO MUNDI

Malheureusement Montfaucon n’a pu se procurer le dessin de ce dernier dont le souvenir figuré ne nous est pas parvenu.

Voici encore la mention d’un calice que les deux bénédictins virent à Saint-Omer 1 : « Ce qui nous « fit le plus plaisir, fut de voir dans le trésor de « la cathédrale le calice de saint Orner. Il est d’or « massif ; il a plus d’un pied de hauteur. La coupe, « qui a des anses, a plus d’un demi-pied de pro- « fondeur, et presque autant de diamètre. Il « fallait des calices de cette grandeur pour suffire « à la communion des fidèles. La patène, aussi « d’or, a plus d’un pied de diamètre ; il y a au « milieu un agneau représenté avec un A et un Q. « Je ne parle pas du reste de l’argenterie, qui est « très belle et très riche. »

Olderic, archevêque de Lyon (-J- ioq5), donna à Saint-Etienne : « Calicem unum cum patena et « calarno ex auro purissimo, atque alterum ex « argento purissimo similiter cum patena et ca- « lamo ac decorato auro cum palleis et brandacis « tresque rnagnos anulos aureos cum pretiosissi- « mis gemmis, etc. »

On trouvait alors de précieùx calices dans nos églises, comme nous le prouvent ces vers relatifs à l’histoire des évêques de Cambrai :

Dant et calicem aureum De septem marchis conditum Prêter texturam lapidum Et electrorum precium*.

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