‹ La messe (volume 4)Chapitre 186 sur 335 · IN NOM1NE DOM1NI URRACCA FREDINAD · texte numérisé non relu

IN NOM1NE DOM1NI URRACCA FREDINAD

La dernière partie du pied s’évase davantage, l’agate rattachée par quatre liens y reparaît avec ses veines vigoureuses, enfin le socle est garni d’une galerie filigranée. (PL CCCXII.)

Le nom d’Urracca 1 ne peut s’appliquer à la femme impie qui, loin de doter le trésor de Léon, le pilla au commencement du xne siècle. Je crois que nous pouvons faire plutôt remonter ce beau calice au xie, et sinon, à la fondation de l’église Saint-Isidore, en ioo5, du moins à sa reconstitution par Ferdinand Ier en io5o. Peut-être ce prince inscrivit-il son nom sur le pied du calice à l’occasion de la translation des reliques de saint

1. Une Urraca, reine de Zamora, est enterrée dans l’église (xi* siècle).

Isidore (io58). La ressemblance de ce calice avec ceux que nous avons vus à Venise, sa coupe d’agate, les liens qui réunissent le collier au nœud du vase offrent des analogies qui ne permettent pas de les éloigner beaucoup chronologiquement.

Nous pouvons le rapprocher du calice de saint Dominique de Silos (-]- 1073) dont le style, les ornements, l’épigraphe et surtout le trait caractéristique des petites arcatures du bas, confirment pleinement le classement du calice de Léon. On y trouve aussi une formule dédicatoire analogue :

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