‹ La messe (volume 4)Chapitre 185 sur 335 · Revue de Numismatique, 183g · texte numérisé non relu

Revue de Numismatique, 183g

Les calices de grande dimension à large bol paraissent avoir été d’un fréquent usage au xie siècle ; des manuscrits de la Bibliothèque de Bruxelles (9968, f° 76 v°, 9987, f° 98 v°) nous en fournissent des preuves. Ils sont ordinairement pourvus d’un nœud. On en voit aussi dont le pied est simple, comme sur un autre manuscrit de la même époque et de la même Bibliothèque (9916, f° 5i v°) ; il est vrai que, pour ce dernier, l’image ne s’applique pas à des vases liturgiques.

On croit conserver en Hollande le calice de saint Bernulphe, évêque d’Utrecht (-]- io5q).

L’Espagne ne possède plus guère aucun objet liturgique antérieur à l’invasion des Maures, et elle dut en fabriquer rarement de riches pendant leur domination, ce qui explique le petit nombre d’objets de ce genre que le haut moyen âge y a laissés. L’église Saint-Isidore de Léon garde dans son trésor un calice dont la rareté ajoute au prix de la matière et de la beauté ; il est d’une richesse merveilleuse, en agate montée en métal précieux. Dans le haut il porte un large collier métallique avec cabochons entremêlés de perles et un feston de feuilles qui pend sur le bord de l’agate. Quatre bandes, comme dans les calices de Venise, relient, en suivant le galbe du vase, ce collier au nœud; le nœud est enrichi de losanges encadrant des arabesques, de cabochons, de perles et de filigranes. Au-dessous, entre deux rangs de perles, on lit cette inscription :

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