‹ La messe (volume 4)Chapitre 228 sur 335 · Sceau appartenant à M. Benoît de Berthelming · texte numérisé non relu

Sceau appartenant à M. Benoît de Berthelming

Bernard, doyen d’Amiens, 1259, a son sceau figuré à la

Bibl. dans les papiers de Desmarets. Latin, 9982.

core existants, confirment l’attachement persévérant des orfèvres français pour les formes romanes des calices. Villard de Honnecourt, dans son curieux album manuscrit1, nousen offre un exemple dansla personnification de l’Église, qui tient un calice à coupe hémisphérique, à nœud godronné, pied feuillagé ; nous en trouvons d’autres sur un crucifiement d’une miniature d’Arras (ms. 444); à la Bibliothèque de Rouen, le pontifical de Reims nous montre de même l’Eglise tenant un calice de ce genre 2. Dans les vitraux de Bourges, nous avons distingué un calice ansé; dans ceux de Tours, un prêtre qui semble donner la communion sous l’espèce du vin à l’aide d’une coupe hémisphérique (PI. CGLXIY et CCLXV); enfin un sceau du xme siècle, découvert à Poitiers 3, nous présente un calice tout à fait roman de forme, et qui appartint sans doute à un prêtre + S. Guillaume Lebreton; le chalumeau paraît tremper dans le cratère; de côté le soleil et la lune, au-dessus une main bénissante.

Les églises pauvres se servaient encore de calices d’étain, quand elles ne pouvaient mieux avoir, ce qu’on observe dans cette phrase de la chronique de Rains (p. 56) : « Mais sa terre en fut moult « grevée et les églises del régné, car il lor convint « mettre jusques as calices et cantèrent lonc tans « en calisces d’estain4. »

La Belgique ne possède guère de calice plus ancien que celui des sœurs de Notre-Dame, à Namur, qui provient de l’abbaye d’Oignies et qui est daté du xme siècle. Sa forme a cependant encore le caractère roman; il est peu élevé, la coupe est aplatie et unie, son nœud est guilloché, la tige ornée d’enroulements, le pied de tranches avec divers sujets, entre autres le crucifiement. Sur le socle on lit :

+ hugo: me: fecit: orate: pro: eo : calix: ecclesie:

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