‹ La messe (volume 4)Chapitre 227 sur 335 · Ann. arch., II · texte numérisé non relu

Ann. arch., II

Mémoires de la Sorbonne, i863.

Les calices devaient être le plus souvent d’argent. Anthelme de Clermont, évêque de Maurienne, lègue en 1269 vinageriam argenteam cum calice deaurato. (A. Angley.)

CALICES

J’ai dessiné, dans le trésor de la cathédrale de Lyon, un calice dont la coupe est plus allongée que sur les précédents, et aussi dépourvue d’ornements; toute la richesse est reportée dans le bas, sur le nœud décoré de médaillons et sur le pied qui se termine par des lobes en festons L

Parmi les moulages exposés au musée de Rouen figure celui d’un calice analogue, coupe unie, tige évasée, nouée, et qui se termine par un pied octogone.

M. Gelis Didot possède un calice de la fin du xme siècle, dont la coupe est conique et qui porte sur son nœud un petit médaillon d’argent figurant en buste le Christ à la colonne 2.

L’abbé Daras donne un extrait d’un inventaire de la cathédrale de Soissons, qui contient la description d’un riche calice : « Calix argenteus, « deauratus, cum patena. In circuitu pomelli, « existentis in medio hastilis ejus, sunt multa inet signia, seu arma esmaillata, cum aliis esmail- « laturis et super pedem ipsius calicis, id insculp- « tum est: ex dono M. Joannis Joculatoris. » Nous voici loin de l’humilité monastique qui a couvert tant d’œuvres admirables et tant de libéralités du voile de l’anonyme3.

A Chitry, paroisse succursale de Saint-Pierre d’Auxerre, on conserve un calice du temps de saint Louis.

On sait combien on aimait au xme siècle reproduire sur les émaux de Limoges l'image du martyre de saint Thomas Becket; un coffret appartenant à M. Corroyer nous en fournit un exemple; il nous montre aussi les grandes dimensions qu’atteignaient quelquefois alors les calices, dans la figure qu’il nous en fournit.

Les prêtres aimaient sur leurs sceaux à se faire alors représenter devant l’autel 4, on y retraçait le calice sous la main divine, qui bénit l’oblation. (Voy. Chasubles.)

Les images, de même que les monuments en¬

1. P. Cahier, p. 264. Il peut être, je dois l’avouer, plus moderne que le xin® siècle.

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