‹ La messe (volume 4)Chapitre 234 sur 335 · Montfaucon, manuscrit latin, 11912, f · texte numérisé non relu

Montfaucon, manuscrit latin, 11912, f

« Calice d’argent doré pesant 2 marcs 8 onces et demi, trouvé par M. Bon dans la sacristie de l’église cathédrale de Saint-Pierre de Montpellier, dans lequel calice M. Bon a lu autour du pied l’inscription suivante : Fecerunt fieri istum calicem Dominée Drogonnetta de Sosgardias, Domina de Havas, Bedocia ejus fi lia. Anno Domini mille trecentesimo octvo septimo.

« La ire médaille représente une jeune personne avec les armoiries de sa maison ; le fond de cette médaille est d’azur et l’écusson des armoiries dans lequel est le vessau, est au chan de gueules avec vessau antique d’argent flotant sur des ondes d’azur. — La 20 médaille est un crucifix au naturel fond d'azur. — La 3* médaille est mi-partie, dans l’une on y voit une vieille dame couverte de sa mante fourrée d’hermine tenant un grand livre à la main, et de l’autre costé delà médaille est un griffon d’argent au fond de gueules qui sont sans doute les armoiries de la mère de cette Bedoce de Hâves qui est représentée dans la ir0 médaille. — Le fond de la boulle est bleu aux papillons émaillés de vert, de rouge et de jaune, et les espèces de fenêtres sont vertes. »

La correspondance de l’illustre bénédictin consacrée à la recherche de documents chrétiens a pour nous un intérêtsi particulier, que je demande la permission de rapporter encore cette lettre, malgré les erreurs qui s’y trouvent et que la description précédente avait rectifiées.

« J’ay veu icy un calice qui est de 1 184. C’estait un calice de l’eveque de Maguelonne, sa forme est singulière et le pied est tout escrit en lettres gothiques. Je n’ai pu deviner que la millésime et voyci comme elle est : DMDDDDLXXXIIII. C’est à peu près l’époque de l’eveché de Maguelonne et je vous assure que ce calice est très curieux, il est émaillé en 4 endroits et les channoinesy sont représentés en capuçon ét en grande mante. Si vous voulez que je le dessine je le feray. Il y a une crosse d’ivoyre assez bien travaillée, mais vous en avez sans doutte veu plusieurs, il n’y a que ce calice d’argent qui ma paru très particulier et que je crois digne de vous estre envoyé. J’atens votre réponse.

« L’on me mande de Rodes que l’on est après à dessiner le closcher, je l’atens avec impatience. Adieu mon très cher et très révérend Père. Vive diu et nos ama, etc.

« Signé : Bon. »

Manuscrit latin, 11912, f° 64.

son merveilleux talent, le croquis que nous rapportons sur le tableau à la fin du chapitre, et qui figure un calice français déposé au musée de Kensington; il aomi7 de haut, omi 5 de diamètre; la coupe est unie et toute la richesse, selon l’usage alors, reportée dans le bas; le nœud, d’une rare élégance, est partagé à côtes avec petits disques ornés. Sur la base on voit quatre médaillons qui renferment les images de l’ Annonciation , la Nativité , du Crucifiement , etc.

Calice à Montpellier, en vermeil émaillé. (Papiers de Montfaucon.)

M. Corroyer possède dans sa collection des calices du xiv° siècle du même genre, et qui méritent d’être mentionnés.

Les calices funéraires conservaient mieux les anciens types ; on peut s’en convaincre devant les nombreux spécimens que nous en gardons et devant les pierres tombales qui nous montrent si souvent le prêtre serrant la coupe sacrée sur sa poitrine '.

On trouve en Allemagne beaucoup de calices à coupe parabolique, ce qui indique une scission nouvelle avec les traditions romanes. Le calice

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