Arnaud, Arcli. de l’Aube
Tombeau de saint Urbain à Troyes, p. 56.
Id. PI. LIX.
CALICES
d’Eichstædt1 est de ce nombre; la coupe, absolument unie, pose sur une tige qui contraste par sa riche ornementation. Le nœud est fortement accusé dans la saillie de médaillons avec figures. Sur le pied, entremêlés de fleurons, sont quatre médaillons qui représentent le Christ en croix, saint Willibald en costume sacerdotal , saint Wunebald abbé, sainte Walburge, abbesse.
A l’exposition de Munster on trouvait une assez belle collection de calices de cette forme et de cet âge2.
Le calice que l’on conserve à Mairengo, dans le Tessin, offre une coupe un peu galbée sur ce modèle; un second, dans le même trésor, est évasé. M. le comte Mella eut l’insigne bonté de faire en 1 88 3 le voyage à notre intention et pour nous le dessiner ; malheureusement ces objets n’avaient pas une valeur digne d’une telle obligeance, ils sont composés de pièces hétérogènes, sans émail, sans nielles, avec grossières ciselures sur argent doré. Les nœuds portent des médaillons gravés au trait et qui ne nous font pas remonter au delà du xvie siècle et de l’époque où les ducs de Milan étaient maîtres de la Suisse italienne 3.
A Berne, au musée d’histoire, on conserve plusieurs calices relativement modernes (n° 3o2)4.
Malgré ce qu’on vient de dire, nous ne pouvons pas considérer la forme du calice d’Eichstædt comme générale au xive siècle. Le psautier de Charles V, à Bruxelles, divers manuscrits de cette ville 5, plusieurs miniatures que nous avons dessinées à la Bibliothèque nationale6, le manuscrit des grandes chroniques de France de la Bibliothèque de Toulouse, témoignent que les orfèvres tenaient encore aux types anciens; on peut croire même qu’il y eut une sorte de réaction.
Mais cette réaction et la fidélité aux traditions