CALICES. — TRESORS
et qui consomma la conquête turque dut rendre I les ateliers d’orfèvres de moins en moins actifs. I
Calice au mont Athos, d’après une photographie communiquée par le prince Gagarine.
Les monuments nous font presque défaut. On conserve au mont Athos : un calice en argent doré orné de nielles à la coupe, d’une fausse coupe, avec filigranes, nœud refouillé, pied polygone; un second du même genre, mais qui semble plutôt fabriqué d’après l’influence occidentale que suivant les belles traditions grecques.
Les calices que mentionnent les voyageurs valent à peine l’honneur d’être cités. Brosset nous signale à Oquourech un calice d’argent avec cette inscription : « Le dadian Grigol et la reine « Nina h »
Les églises coptes elles-mêmes, nous écrit M. Middleton, n’ont plus rien de leurs anciens trésors ; on ne peut choisir de témoignage plus saisissant de leur ruine que de voir les prêtres se servir au vieux Caire, pour le saint sacrifice, d’un verre vénitien du xvne siècle 2 * * * !