Littré, dict
CALICES
crédence; on étendait une nappe au-dessus, et on y plaçait à certains moments de la messe le calice et la patène.
Il est dit que cette armoire figurait ante faciem altaris , ce qu’il faut traduire par « devant l’autel » et non dans « l’axe de l’autel », car nous lisons qu’au « supplices te rogamus » le diacre se retire de côté : impartent ante supradictum armariolum secessit. D’après la hauteur d’une crédence qu’il faut lui supposer, d’après le nombre d’objets qu’on y renfermait, on peut croire qu’elle avait imio de haut sur om6o ou om70 de largeur h
Thiers mentionne ces sortes d’armoires de cette façon : « Dans les églises des Chartreux, il y a ordinairement deux armoires aux deux côtés du grand autel. Du côté de l’épître on met le calice, la patène, le pain, le vin, le corporal et le purificatoire aux messes solennelles, du côté de l’évangile les livres nécessaires à l’autel.
« Dans les églises de l’ordre de Cîteaux, est une armoire au côté droit du grand autel, où le diacre et le sous-diacre préparent le calice, le corporal et l’offertoire, c’est-à-dire le voile, qui doivent servir aux messes des jours de fête. »
Ces armoires étaient indépendantes de l’autel, mais souvent aussi on profitait du corps même de l’autel pour y déposer les objets sacrés ; non seulement on pratiquait une armoire latérale pour la burette sur le côté, comme il paraît dans un basrelief de Séez2, sur un pontifical espagnol de 1 3go3, sur une peinture du grand retable du musée des Thermes, sur une miniature de la Bibliothèque nationale4 (PL XXI, XXII et PI. LXXVI), mais encore nous voyons disposer dans l’autel luimême de larges armoires. En 1435, Richard Russell d’York, parmi les legs à l’église Saint-Jean, donne un autel sous lequel était « unum arma- « riolum pro libris et vestimentis iidem altari « pertinentibus fideliter conservandis. » Dans le récit des offrandes faites au monastère d’York (1472), il est parlé d’un vêtement qui devait souffrir de l’humidité « quia jacens per lungum tem- « pus subtus altare5... » Thiers blâme cet usage,