‹ La messe (volume 4)Chapitre 244 sur 335 · Simmons : The lay folks mass book, p · texte numérisé non relu

Simmons : The lay folks mass book, p

que proscrit Godeau, évêque de Vence, et que condamne en ces termes le concile de Toulouse ( 1 5 90) : « Fenestræ in altari nulla sit, foramenve « nullum, ut quod Christi sacro-sancto corpori sus- « tinendo fuerit dedicatum, hinc nihil aliud om- « nino inseratur. »

Nous avons retrouvé des armoires de ce genre sur des monuments encore existants, dans les autels de la cathédrale de Coutancesdu xme siècle1. Ces autels maçonnés sont des coffres de pierre montés avec soin. Nous avons dessiné celui dédié à sainte Catherine. (PL CCCXXIV.) Il est composé de quatre assises en pierre calcaire et recouvert d’une dalle longue de plus de deux mètres et marquée de cinq croix de consécration. L’intérieur est divisé en deux parties égales par un petit mur de refend qui forme séparation entre les armoires; ces armoires étaient elles-mêmes coupées dans leur hauteur par une tablette que nous avons vue mentionnée dans les coutumes de Cluny. Un tasseau taillé dans la pierre en forme de cavet pourtourne la paroi intérieure et indique la place de la tablette qu’il supportait. Un fort vantail de omo3 d’épaisseur, que la feuillure nous rappelle, fermait cette armoire et nous prouve par sa forme même qu’il devait protéger des objets précieux. Ses deux gonds existent encore d’un côté; sur la face opposée du tableau, on reconnaît le trou de gâche pratiqué dans la pierre pour recevoir le pêne.

Sur un bas-relief de la cathédrale d’Amiens, qui est de la même époque, sur le tympan de la porte de la Vierge dorée, l’armoire est pratiquée dans un retable et s’ouvre sur sa face latérale; on y voit figurés les deux pentures ornées et l’anneau central pour ouvrir le vantail. (Voyez Chasubles.)

Les armoires des trésors, ordinairement en menuiserie, nous ont laissé peu de spécimens. Jusqu’au xiv6 siècle, nous ditM. Viollet-le-Duc, elles étaient recouvertes de peintures. L’armoire d’Obazine (Corrèze), une des plus anciennes que nous puissions citer, se compose de pièces de bois de chêne d’un fort échantillon. Les deux vantaux terminés en cintres sont retenus par deux pentures

1. Voy. Hist. de la cathédrale de Coutances, par l’abbé Pigeon, p. 200, 8°, 1876.

Voy. notre iervol., p. 232.

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