Smith
PATENES.
I Ve — Ve SIÈCLES.
Les coupes trouvées dans les cimetières, trop plates pour 'pouvoir être considérées comme calices, avaient peut-être la fonction de patènes; celle par exemple publiée par Boldetti, que nous avons gravée (PL CCLXXI), porte dans un médaillon central les portraits de saint Pierre et de saint Paul.
Les patènes mentionnées parZéphirin (202-218) comme devant porter les coronæ oblationis ', étaient circulaires par le seul fait de cette fonction ; saint Ephiphane (in Ancorato, num.57), les Pères du concile de Tolède témoignent aussi qu’elles avaient cette forme.
Vingt ans plus tard, le pape Urbain fait, nous dit encore le Livre pontifical 1 2, «ministeria sacrata ornnia argentea et patenas argenteas xxv posuit ». Ces patènes correspondent à autant de titres presbytéraux. D’après cela, Urbain ne défendit pas, comme on l’a prétendu, les patènes de verre, mais il les changea pour des patènes d’argent, ce qu’on fit souvent plus tard pour des patènes d’or 3.
Aringhi nous dit qu’on trouva une patène d’albâtre dans le tombeau de Constantin, martyr.
Après le triomphe et avec les richesses qui affluèrent entre ses mains, l’Eglise déploya plus de luxe pour ses vases sacrés; Constantin donne à Saint-Jean de Lalran : « patenas aureas septern, « quæ pensant singulæ libras 3o. Patenas argen- « teas i3, pensantes singulas libras 3o /‘, etc. »
A Saint-Pierre « Patenam ex auro purissimo « unam cum turre et columba ornatam gemmis « prasinis et hiacyntinis, quæ sunt numéro cum « margaritis albis 21 5 pens. libras triginta. Pate- « nas argenteas quinque pens. sing libras 1 5 3, etc.» Voici la première mention de ces riches patènes à bordures gemmées, que nous retrouverons dans l’orfèvrerie byzantine, carlovingienne et même romane.
1. Cette désignation du pain eucharistique qui paraît dans un temps très reculé, subsistait encore sous saint Grégoire.