‹ La messe (volume 4)Chapitre 261 sur 335 · Bull, arch., 1871, p · texte numérisé non relu

Bull, arch., 1871, p

3. Revue critique d’hist. et de litt., 10 sept. i883, p. 194.

Oliviers, il y a peu de temps, et sur lequel cette figure de la croix paraît imprimer aussi un cachet liturgique; il a om 1 3 de diamètre, et porte une croix pattée avec un Q au centre et ces quatre lettres sur les branches $C — Z H en rendant l’Û commun à la lecture verticale, et à la lecture horizontale on trouve successivement ces deux mots <ï>QC — ZQH « lumière et vie ». Tout autour, entre de minces baguettes, circule cette inscription dédicatoire +AriA MAFIA? xaf MAP0A riPOCAEZE THN KAPÜO'bOPIAN QN(0) K (TPIO)C TINOCKI. Pour cette dédicace, s’appuyant sur une inscription en partie identique du baptistère de la basilique de Bethléem, M. Clermont-Ganneau proposerait plutôt de lire : MaoOa ou (Mapfa?) IlpoaBsÇs

Trjv y.ap7,Oïiopiav wv d xu pioç yi(y)v(ci$)ax(e)i ta dvclaata.

« Marthe (ou Marie) reçoit l’offrande de ceux dont le Seigneur reconnaît les noms. »

Les caractères qui suivent le mot TINOCKI et qui sont transcrits -p âyfa Map fa sont très frustes et l’on peut y retrouver à peu près les éléments graphiques de -â ovcigara exigés par la formule, comme on le voit en superposant les deux leçons :

-+- ATIAMAPIA TA ONOMATA

Dans ce cas, le signe S ne serait pas l’abréviation de xaf, mais un signe de séparation, marquant le commencement et la fin de l’inscription circulaire. (PI. CCXC.)

Quoi qu’il en soit de ce détail, le savant archéologue ne doute pas de la destination liturgique de ce disque. Il y reconnaît le discos de l’Eglise grecque, où l’on plaçait les particules du pain eucharistique, « le charbon vivant. » L’inscription du centre concerne essentiellement le Sauveur <pû; Çwt], symbole auquel toutes les liturgies orientales assimilent le corps du Seigneur. On voit déjà cette pensée traduite dans ce vers du pape Damase :

Spes, via, vita, salus, ratio, sapientia, lumen.

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