Ann. arclt., XIX
MESSE
iv — 21
PATENES.
jusqu’au xme siècle, époque où on jugea plus convenable de les faire unies.
On y inscrivait aussi des légendes grecques et latines, comme le prouve la patène que Nicolas Ier donna à l’église Saint-Jacques et Saint-Philippe: « Quam collato calice et patena exaurata nomine « Græcis , latinisque litteris inscripto ador- « navit1. »
L’empereur Michel avait aussi envoyé à ce pontife : « patenam ex auro purissimo cum diversis « lapidibus pretiosis albis, prasinis et hyacin- « tinis 2. »
Les patènes que représentent les miniatures carlovingiennes paraissent plus simples et ne sont que des disques unis. En Orientées plus anciennes peintures nous montrent des plateaux circulaires ou même carrés, montés souvent sur pied et recevant les particules que le prêtre distribue aux communiants. La dalmatique du Vatican, les psautiers de Moscou et du mont Athos nous offrent à cet égard des renseignements précis. (Pl.CCLIX.)Quelquefois les peintures byzantines figurent la patène sous la forme d’une coupe très évasée.
Nous avons vu, à l’article des Autels, la table sacrée se couvrir de lobes dès le vie ou vne siècle, et nous avons dit que cette manière de les orner ne devait pas être une simple décoration, mais un besoin liturgique ; les autels de Besançon, de Vienne, d’une facture mérovingienne, ont été offerts comme spécimens de cette disposition ; nous y ajouterons une autre table sacrée sur laquelle on voyait dix lobes, et que l’on conservait au temps de Montfaucon à l’abbaye de Metlot3 * *. Ne pouvofis-nous reporter sur les patènes les mêmes remarques, et penser aussi que ces lobes sont les places désignées au prêtre pour le rangement des hosties? Sans doute, les rites dont la patène était l’instrument, et que nous avons examinés à propos des pains eucharistiques, ne peuvent les expliquer; mais en est-il de même pour la communion des