‹ La messe (volume 4)Chapitre 263 sur 335 · Russie mon., vol. I, p · texte numérisé non relu

Russie mon., vol. I, p

Smith, Dict., 1444.

Le Livre pontifical nous offre de précieux renseignements pour les patènes du ixe siècle; Léon III, d’après les inscriptions, donna à la basilique de Saint-Pierre « patenam auream Spanoclystam1 « similiter diversis ornatam pretiosis lapidibus « pens. libras viginti quinque. » On sait, d’après cela, qu’à cette époque l’or travaillé en Espagne était très recherché. Il renouvela plus tard ce même présent 2.

Grégoire IV3 (827-844) donna à l’Église de Saint-Marc « patenam octogoni exauratam, ha- « bentem in medio vultum Domini nostri, et a « duobus lateribus vultum ipsius beati Marci « atque ejusdem Præsulis, pens. libras sex.» Le calice était octogone aussi. Voici la première fois que nous signalons des figures ciselées sur une patène, que sa forme octogone semble aussi rendre une nouveauté. Cette manière devint fort appréciée, car nous voyons Sergius IV (844-47) offrir à l’église Saint-Silvestreet Sainte-Martine unegrande patène de vermeil où l’on distinguait l’image du Sauveur («habentem in medio effigiem D.N.J.C.4»). Enfin ce genre de décoration se complète, les personnages se multiplient, et Léon IV donne à l’oratoire de Saint-Nicolas une patène d’argent recouverte d’or, ou figurent la croix, le Sauveur, la sainte Vierge, les apôtres, et qui pesait 7 livres5. La diminution du poids indique clairement celle des dimensions, qui se restreignent de plus en plus.

Jean Diacre, dans sa chronique des évêques de Naples, décrit une grande patène de vermeil que Athanase (85o f 872) avait fait faire: « ex eo- « dem itaque métallo (argento) fecit magnam pa- « tenam, sculpens in ea vultum Salvatoris et « Angelorum quant intrinsecus auro perfun- « dit c. »

Cet usage d’orner de scènes vivantes l’intérieur des patènes ne disparaîtra plus de leur fabrication

Du Cange semble attribuer au mot une étymologie qui ne me paraît pas applicable ici.

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