A TREIZE LOBES
xie siècle. Manuscrit de Troyes. — Manusc. du mont Cassin.
xne — Collection Basilewski.
xii6 — Weingartein.
xui°, xiv» s. Exposition de Munster.
xe siècle. Saint Gauzelin, à la cathédrale de Nancy.
Trésor de Saint-Marc de Venise.
XI
Salzbourg, etc.
XIe
Imola.
XIe
Hanovre .
XII
Tolède.
XII
Hildesheim.
XIIe
Citeaux, patène de saint Bernard.
XIIIe
Berlin.
XIIIe
Salisbury.
XIIIe
Exposition de Munster, patène de Buldern. Dôme de Fritzlar.
XI
Fresque de saint Clément.
XI
P. Cahier, p. 261.
XII
Salzbourg.
Au xine siècle les lobes ne forment évidemment plus qu’un simple sujet d’ornementation; à Berlin, ils ne sont indiqués qu’à l’aide de traits avec des figures en nielle.
En supposant que les lobes n’aient pas eu le but liturgique dont nous avons parlé, il ne paraît pas douteux qu’ils possèdent un sens symbolique. Presque toujours les patènes ont au centre l’image du Sauveur enseignant ou bénissant, ou l’Agneau mystique avec la croix, et sous ce rapport elles peuvent avoir la même signification que les roses des cathédrales. Nous voyons de même, au centre de nos verrières, le Christ, prêtre éternel, autour duquel se groupent toutes les créatures dans une infinité de zones, sortes de pétales brillantes qui inspiraient à Dante son paradis « in forma di
PATENES GRECQUES.
candida rosa L» Les lobes, comme les fleurs prises au moyen âge pour l’asile des âmes, ces radieuses far/al le, s’épanouissent peut-être autour de l’Agneau en signe d’adoration.
Cette idée de rayonnement des saints et des anges autour du Sauveur n’a pas été inventée par les verriers du xne siècle ni par Dante, ou Jean de Pise; nous la trouvons déjà clairement exprimée sur des verres dorés, notamment sur celui du Vatican2 qui nous montre six médaillons circulaires autour du buste du Christ, sur la patène de Coulmiers, sur la coupole du baptistère de Ravenne, sur les arcs de la chapelle de l’archevêché de Saint-Vital, dans la même ville; enfin, pour citer une image du ixe siècle, sur les mosaïques de la chapelle Saint-Zénon, à Rome.
Xe-XP-XIIe SIÈCLES.
C’est toujours en Orient qu’il faut chercher les principaux trésors de l’orfèvrerie au xe siècle. Nous avons déjà vu les riches présents que les empereurs envoyaient aux papes; nous pouvons y ajouter, au sujet des patènes, plusieurs monuments dignes de la grande renommée qu’avaient alors les ateliers de Constantinople.
Olga, femme du grand-duc de Russie, devint régente en 945 ; elle se fit baptiser à Constantinople, et à cette occasion elle donna une grande patène d’argent pour le saint sacrifice. On voyait sur ce disque une pierre précieuse qui portait gravée l’image du Christ et des rangées de perles. On prenait des empreintes de l’image pour obtenir la grâce qu’on désirait3 4.
La patène du trésor de Saint-Marc * porte aussi au centre la figure du Sauveur et des rivières de perles tout autour ; au lieu d’être, sans doute