‹ La messe (volume 4)Chapitre 269 sur 335 · Expos, de Dusseldorf en 1880, n · texte numérisé non relu

Expos, de Dusseldorf en 1880, n

PATÈNES

Les excès d’ornementation en relief ne tardèrent pas à paraître d’un usage gênant, et pour cela les orfèvres eurent la même idée que pour les bords supérieurs des calices : sans renoncer à leur composition, ils recouraient aux nielles qui conservaient les mêmes richesses, le même enseignement figuré, et ne présentaient pas de saillie incommode. — La patène de frère Hugo, à Namur, peut, entre beaucoup d’autres, être citée comme un exemple de cette transition ; on y voit gravés au trait l’image de la Trinité, — le crucifix devant Dieu le Père et la colombe qui plane sur la croix. On représenta souvent ainsi l’Agneau, ainsi que la main divine étendant les doigts en signe de bénédiction. On a découvert en 1875, au mont Saint-Michel, dans les tombes de Robert de Torigny et de Martin de Furmendes, des crosses abbatiales, des restes de vêtements sacerdotaux et des disques funéraires en plomb qui portaient cette main bénissante, et autour l’épitaphe de l’abbé. Il est probable que ces disques sont des patènes funéraires.

Au xve siècle on voit encore cette image sur une patène dans une miniature de la Bible de Philippe le Hardi.

On voyait à l’exposition de Munster, en 1879, diverses patènes du xme siècle avec des ornements gravés ; celle de Buldern qui porte dix lobes nous montre chacun d’eux terminé par une petite fleur de lis en nielle. On lit sur le bord cette inscription 1 (PI. CCCXX) :

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