‹ La messe (volume 4)Chapitre 271 sur 335 · D’Achery, I, 65o · texte numérisé non relu

D’Achery, I, 65o

(r 1 10) : « Finitâ Missâ tabula percutitur prosigno « ad orationem vesperorum, quam formis iterum « explicatis faciunt procumbendo. Interea vero « reconditur Dominicum corpus a sacerdote rétro « altare. Ponitur in patenâ aureâ, et patena inter « scutellas aureas, et adhuc scutellæ inter tabulas « argenteas, quæ factæsunt ad textum Evangelii. « Eo autem quo ab altari portatur . »

Les cérémonies de la messe auxquelles sert la patène sont destinées, selon les plus vieux liturgistes, à rappeler l’ensevelissement du Sauveur. « De même, dit Amalaire , que le vase d’albâtre « dans lequel Marie porta le parfum dont elle « devait oindre la tête du Sauveur, signifie son « cœur si rempli de foi sincère, ainsi la patène « peut désigner le cœur des saintes femmes, tout « grand ouvert à la charité pour le service du « Christ. Cependant elles ne déposèrent pas le « corps de la croix, mais ce fut Joseph ; aussi ce « ne sont pas les sous-diacres mais les diacres qui « prennent le calice de l’autel h »

Honoré d’Autun répète l’expression du même symbolisme : « Le calice, c’est le sépulcre, la « patène la pierre qui le recouvrait; les trois « oraisons : prœceptis , Pater noster et libéra « ? 10s, Domine, signifient les trois jours que le « Christ passa dans le tombeau. — L’acolyte, « après le canon, tient enveloppé la patène que « porte le sous-diacre. Le sous-diacre la passe à « l’archidiacre, qui la baise et la passe à l’un des « diacres pour la consécration. L'acolyte qui tient « la patène est une figure de Nicodème qui « apporte de la myrrhe et de l’aloèspour la sépul- « ture du Seigneur. — Le sous-diacre, l’archi- « diacre et un autre diacre qui tient la patène « représentent les trois Maries venant au monu- « ment avec des aromates *. »

Innocent III nous présente la patène sous les mêmes figures : « C’est le cœur dilaté par la « charité qui porte les saintes femmes à honorer « le tombeau du Sauveur (du Sac. myst. de l’autel, « liv. IV, ch. 1). Le prêtre qui reçoit la patène, « c’est Jésus qui accepte les pieux devoirs des « saintes femmes; il fait sur lui le signe de la « croix avec la patène et la baise, montrant ainsi

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