ANTIQUITE
qui représente un personnage puisant avec un petit vase dans deux plus grands sur un buffet *,
ce qui donne idée de ces transvasions antiques. Au musée de Trêves un personnage couché devant une table à manger a près de lui un vase élevé et garni d’une anse.
Il n’est question dans les passages précédents que des amulœ, c’est-à-dire de flacons, de petite dimension, mais il y avait les amæ , dont l’ordre romain parle aussi, et qui l’emportaient comme grandeur. C’était, selon Papias, des vases pour les oblations. — Dans les auteurs classiques, ces mots signifient seau 2, mais le document oü ils paraissent pour la première fois dans un sens liturgique est la « charta cornutiana » de 471 qui les appelle « hamulœ oblatoriœ 3. »
Leur capacité résulte de leur poids, que nous fournit le Livre pontifical, et qui était considérable. Ainsi Constantin donne au Latran : « Amas ex « auro purissimo duas , pensantes sing. libras « quinquaginta portantes sing. medemnos très 4. « Amas argenteas viginti quæ pensant singulæ « libras decem portantes singulæ medemnos sin- « gulos. » — Il est question pour Saint-Pierre de deux amæ d’or de dix livres, 5 d’argent de 5 livres (p. 42), à Saint-Laurent deux d’argent de 10 livres (p. 47), aux Saints-Pierre-et-Marcellin deux en or
1. M. Julien Gréau possède dans sa collection un marbre antique où l’on voit une crédence de même espèce.