In psalm
BURETTES
M. Léon de Laborde y voit des bassins à se laver les mains, et nous en montre l’usage se poursuivant à travers le moyen âge *.
L’antiquité chrétienne nous a légué quelques amulœ, d’autant plus précieuses qu’elles sont plus rares; leur ressemblance avec la capis romaine, leur dimension, leurs ornements nous autorisent à supposer souvent un usage eucharistique. — Par exemple, le miracle de Cana figuré sur la burette d’argent que publie Bianchini 1 2, ne peut laisser de doute; — de plus, la scène qu’on y voit représentée, nous instruit sur la manière, dont on en usait; un des serviteurs verse l’eau dans les hydriœ à l’aide d’une amphore assez semblable à la burette elle-même, saufle pied. — Au-dessous les agneaux sortent de la ville sainte. Le goulot est décoré de feuillages’. (PL CCCXXXIII.)
Je n’ai pu savoir ce qu’est devenu ce précieux objet ; mais j’ai dessiné au Vatican la seconde amula publiée par Bianchini, d’une belle conservation, en argent et provenant du musée Albani. Elle est garnie d’une anse, d’un petit couvercle, et décorée de trois zones de figures; la première porte des colombes qui s’avancent vers la croix; la seconde, une suite de médaillons contenant les bustes du Sauveur et de plusieurs apôtres, enfin la dernière, les agneaux mystiques; chaque zone est sertie d’un cordonnet qui dessine également le contour des médaillons. — Le caractère des têtes est tout à fait antique ; on remarquera l’extrême élégance du galbe que les faibles reliefs n’altèrent en rien. (PL CCCXXXII.)
Le souvenir d’une burette, sans doute perdue aujourd’hui, nous est conservé par la gravure de Bottari 3 qui l’emprunte à un dessin de la collection Strozzi. — Dans le même style que celle où figurent les noces de Cana, elle est cependant garnie d’une anse ; les scènes dont elle est ornée représentent la guérison du boiteux et de l’aveugle né. (PL CCCXXXIII.)
Le Cabinet des médailles 4, il y a quelques années, a acheté au P. Garrucci un vase d’argent