‹ La messe (volume 4)Chapitre 278 sur 335 · N° 2884. Garrucci, pl. CCCCLX · texte numérisé non relu

N° 2884. Garrucci, pl. CCCCLX

muni d’une anse et d’un couvercle ; dans le haut cette anse porte une petite boule pour retenir le doigt, et dans le bas, au point d’attache, un médaillon feuillagé. Sur le goulot on lit : vivas in Christo Quint a ! Sa grande dimension suppose qu’il devait plutôt contenir de l’eau que du vin. (Pl. CCCXXXI.)

M. Augier nous a communiqué un flacon de bronze de sa collection, qui est marqué du chrisme et qui peut avoir eu un emploi liturgique.

Des vases de verre que nous avons dessinés au musée chrétien du Vatican ou à Rimini, s’ils n’ont pas eu d’origine liturgique, peuvent du moins nous fournir quelques renseignements sur la forme des amulœque nous recherchons. — C’est dans cette pensée "que nous les rapportons, ainsi que divers grafitti gravés sur des marbres funéraires du musée de Latran, du Vatican, de Saint- Laurent, de Saint-Marc, à Rome. (PL CCCXXIX.)

Les stucs du Baptistère de Ravenne nous présentent des flacons qui ont pu être copiés sur les burettes du v° siècle; ils sont dépourvus d’anses et ornés de larges côtes sur le goulot et le corps des vases. (Pl. CCCXXXI.)

Nous avons dessiné au musée de Saint-Germain un cippe dont les bas-reliefs n’ont pu être expliqués jusqu’ici, mais qui nous offre une figure d’aiguière intéressante.

OFFERTOIRE. — AMÆ.

Le P. Delattre m’écrivit en 1 88 1 pour me faire part d’une curieuse découverte. Dans un ancien puits, près d’un baptistère, il trouva un vase de terre cuite orné d’une croix latine avec deux poissons sous ses branches et les trois lettres ABC; il dut plutôt servir au baptême qu’à l’Eucharistie.

Nous avons eu occasion, à l’article des calices, d’examiner un grand nombre de vases figurés sur les marbres 1 ; ceux garnis d’une seule anse doivent, croyons-nous, être rangés dans la catégorie des amulœ.

Les amulæ étaient ordinairement en argent, mais comme nous l’avons vu, d’après nos citations du Livre pontifical, quelquefois en or. Il y en avait aussi en onyx, comme celle que mentionne saint Grégoire le Grand 2. On a retrouvé dans le tombeau de l’impératrice Marie, fille de Stilicon, des vases d’agate dont on a conservé un dessin 3 ; ils sont composés d’une longue panse à côtes et ressemblent aux hydriæ figurés sur l’ivoire de Ravenne; d’autres étaient différents et ornés de feuillage, mais ils furent sans doute employés pour parfums.

M. Albert Lenoir a eu la bonté de me communiquer des dessins que Beauméni fit, vers 1770, dans la sacristie de Moissac, d’après des vases liturgiques qu’on y montrait encore. Nous les avons pour une partie rapportés. ( PL CCCXXVI IL) On y verra (fig. 1) une amula d’argent de omi9de hauteur, richement ornée et garnie d’une anse en forme de serpent. — Les quatre autres, par leurs dimensions, appartiennent plutôt à la catégorie des amæ ou amphores liturgiques.

Sous la figure 2 est un vase antique gris clair, marbre traversé d’un grand nombre de veines blanches, avec très peu de rouge. Le goulot et la panse sont ornés de feuilles de lauriers entremêlés de leurs graines.

Le vase (fig. 3) est particulièrement intéressant parce qu’il porte un chrisme dans un médaillon à cadre gemmé; il n’a pas moins de omy2> de haut. Le dessinateur ne dit pas quelle est sa matière, il indique seulement qu’il est d’un cendré tirant sur le bleu, et qu’il est antique du moyen empire.

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