Lalore, n° 3g
mière (PI. CCCXXXVII) ale pied et la panse en agate et toute la partie supérieure, le col, son nœud, l’anse et le tube, en travail d’orfèvrerie très soigné. Le col est orné de bandes de filigranes rehaussés çà et là par de petites pierres avec un goût exquis. La seconde est formée d'un ancien vase d’agate, peut-être un calice garni d’anses, sur lequel on a monté au xme siècle un col de métal, une anse et un tube pour verser l’eau. Le col est retenu à la partie de dessous par deux brides qui s’attachent à la base. Il résulte de cet assemblage une forme plus bizarre qu’élégante1.
En 1875 on trouva à Venise2, à San-Biaggio di Cataldo, une croix sépulcrale sur laquelle est représentée une burette dans Je genre de la capis romaine.
XP-XIIP SIÈCLES.
Le tube pour verser l’eau se remarque sur des burettes dès le xie siècle dans un manuscrit du mont Cassin de cette époque (f° 358). (PI. CDXLVIII.)
La chronique de l’abbaye nous fournit aussi ce texte relatif aux amulæ : « Tulit (Siconolfus) in co- « ronis, baiis, et amulis, garalibus et cochleariis « argenti libras 5oo. » (lib. 1. cap. 28.)
Au xie siècle, selon Jean de Garlande (1080), toutes les églises devaient avoir deux burettes, une pour le vin, l’autre pour l’eau 3. Du Cange cite aussi ce texte qu’on peut présenter à l’appui de cet usage : « ampulla cum vino, et altéra cum « aqua 4. »
Burchard, comte de Melun, dans les premières années du xie siècle, offrit à l’église du monastère de Saint-Maur-des-Fossés, qu’il avait fondé, un
1. On peut voir des copies de plusieurs de ces burettes dans le Mittheilungen, 1864, p. 7.
Voyez aussi Pasini, Trésor de Saint-Marc. Venise, 1 885.
2. Velludo, rDicliia ra^ione di un monumento sepolcrale cristiano.