‹ La messe (volume 4)Chapitre 299 sur 335 · La Liturgie. 1, 432, trad. de Lobry · texte numérisé non relu

La Liturgie. 1, 432, trad. de Lobry

CUILLER

voyages le chalumeau de Clément VIII, tout en or, et qui mérite notre attention non seulement pour sa richesse, mais aussi pour sa forme, qui devait être traditionnelle. Le tube était accompagné de deux anses légères, d’un nœudsur lequel était inscrit le nom du 'pape, et de deux petits tuyaux s’élevant jusqu’à une coupe pour recueillir

les gouttes sacrées échappées aux communiants. C’est un de ce genre que D. Martène vit encore à Corbie h Le tube était orné d’une belle émeraude. Le piston qui servait pour le nettoyer, et qui s’appelle purificatorio papale , était aussi d’or et surmonté d’un beau saphir 1 2.

CUILLER

Si les Grecs n’ont jamais connu l’usage du chalumeau, de temps immémorial ils se servent d’une petite cuiller d’or ou d’argent pour distribuer la sainte Communion, ainsi que les Coptes, les Éthiopiens, Syriens, Jacobites et Nestoriens. Cette uniformité, au milieu de tant de rites différents, indique une haute origine, antérieure à leur séparation '.

Les Latins ne connurent pas ce genre de cuiller; on ne peut nier toutefois que la cuiller unie à la patène n’ait été quelquefois affectée au service liturgique2. Nous trouvons à cet égard des citations explicites dans DuCange, notamment celle oü il nous montre les oblatœ, c’est-à-dire les petits pains préparés pour le sacrifice eucharistique, placés sur la patène avec une cuiller d’argent : « vinearia « stagnea, id est ampullæ, vinum et aquam conti- « nentia, vasa quoque lignea, tornatili opéré facta, « quibus oblatœ servantur, cum cochleari ar- « genteo quo in patena ponuntur 3. »

Dans le testament de saint Remy, il est question de plusieurs cuillers en même temps que d’ornements d’église :

« Delego . coclearia quatuor de maioribus,

« acetabulum, lacernam, quam mihi Tribunus « Friaredus dédit, et argenteam tabulant figuratam « filiolo illius Paronis : acetabulum, et tria co- « clearia, et casulam, cuius fimbrias commutavi, « Remigiæ coclearia tria, quæ meo sunt nomine « titulata : mantele ipsius, quod habeo, feriale « transcribo. (Labbe,nova bibl.man. libr.,p. 507.»

1. Martigny. Cet auteur conclut que l’usage de donner la Communion dans la main cessa de bonne heure, au moins pour les laïques.

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