‹ La messe (volume 4)Chapitre 298 sur 335 · Ann. arch.,V I · texte numérisé non relu

Ann. arch.,V I

Le chalumeau que nous décrit Théophile était avec pomelle 1 : « Vous ferez, dit-il, aussi pour le calice un chalumeau de cette manière : fabriquez un fer de la longueur d’une palme et quatre doigts qui soit trèsaffîlé par un bout et qui aille en grossissant jusqu’à l’autre bout: ce dernier sera de la grosseur d’une paille. Le fer sera long et limé d’une manière bien unie. »

M. Gay rapporte ces textes de 1295 : « canuli ad

« sacrifie an dum . it. unum canulum de auro cum

« 2 manicis et uno pomello in quo est de opéré « nigellato. »

« 3 Canulos cum 3 pomellis de auro, pond. 3 « une. et dimidie scarl2. »

« Calix grecus sine patena cum 2 calamis argen- « teis, deauratis cum ymaginibus in circuitu opéré « fusorio levatis, pond. 6 1. 3. »

Il est intéressant d’entendre Lebrun-Desmarettes4 décrire la communion telle qu’il la voyait encore de son temps à Cluny, et telle que d’anciennes traditions l’y avaient sans doute conservée : « Au côté gauche du grand autel est le petit autel de la communion sous les deux espèces qui se pratique les fêtes et les dimanches à l’égard de quelques ministres de l’autel. Après que le célébrant a pris la sainte hostie et une partie du sang et qu’il a communié de l’hostie les ministres de l’autel, ils vont au petit autel à côté ; le diacre y ayant porté le calice, accompagné de deux chandeliers, tient le chalumeau d'argent par le milieu, l’extrémité étant au fond du calice; et les ministres de l’autel, ayant un genou sur un petit banc tapissé, tirent et boivent le précieux sang parce chalumeau. (La même chose se pratique à Saint-Denis, en France, les jours de fêtes solennels et les dimanches.) Le petit autel s’appelle la prothèse. »

« Maintenant encore, dit le cardinal Bona (-J- 1674), le souverain pontife se sert du chalumeau lorsqu’il célèbre solennellement. 11 s’en sert pour prendre ce qu’il veut du précieux sang, et le passe aux ministres qui s’en servent également pour prendre le reste5. »

Aubry de la Motraye (1727) publie dans ses

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