P. Cahier, Nouveaux Mélanges. Ivoires miniatures, p
Le Blant, Inscript., Il, p. 'ijo.
ville de Mysie sur l’Hellespont), plusieurs cuillers d’argent, de forme élégante, qui portent des inscriptions dans le fond du cuilleron ou sur le bas du
manche. Sur l’une cette légende : fonnnse puer .
fait croire à M. Franks qu’elles n’ont pas une origine liturgique. Les plus grandes ont environ Om25 h
M. de Rossi publie une inscription placée à Bergame, sous le maître autel de Saint-André, et rappelant la découverte, en 1295, d’une couronne, d’une cuiller et d'un scyphus. La découverte de ces antiques dons d’argent avait été faite en ce lieu, anno Domini MCCLXXXXV, die Kalendaru iunii tune lapsa nona ( horà)fuit hic inventa corona , coclear et siphus que sunt argentea dona. Après l’inscription on voit gravée une couronne, une cuiller et un esquif 2.
Agnellus fait mention de la cuiller dans ce passage 3 : « Abstulit Reliquias quas non poterunt « sic citius occultare, ex auro balantias novern, « vascula aurea plurima, et coclearia argentea « tractoria, quaternaria una, et di versas alias au- « reas et argenteas species. »
Il y avait des cuillers exclusivement données à des églises. Il en est souvent fait mention dans les testaments 4. Ainsi Didier, évêque d’Auxerre, lègue à son église « cochleares XII, pens. lib. III, qui « habent caudas scriptas. » Une illustre matrone nommée Hermentrude écrit dans son testament: « Basilicæ sanctæ Crucis vel domni Vincenti cote chlearia argentea decem dari jubeo. » Sonnas, archevêque de Reims, laisse à la basilique de Saint- Remi « cochlearia duodecim. »
Il est fait mention de cuillers données à des églises de Lyon, notamment de celle de Bérard de Sandrans, ainsi spécifiée en 1 170 : « dédit scy- « phum argenteum cum cocleari5. »
Mariotti possédait dans sa collection une cuiller de bois qui avait autrefois été dorée. On voyait sur le manche saint Joseph, la Madone entre le