PINCES LITURGIQUES
Selon Macri 2 on employait, pour toucher plus respectueusement la sainte Eucharistie, des pinces forcipes ; en effet, la Xa Stç des Grecs n’a pas d’autre signification. — Vicecomés (-j- 1 66 3 ) dit que les Grecs avaient autrefois un instrument qu’on appellait fuscinula pour donner la Communion, ce qui rappelait la tenaille du prophète, puris forcipibus accipiamus igneum carbonem. Il cite un ancien auteur qui en fait mention : « accep- « tam sacram fuscinulam dextra manu intingitin « sacro sanguine , sinistra autem accepto uno « quoque pane, sacram fuscinulam infert sacro « tinctam sanguine, etc. 3. »
La fascina figure parmi les instruments liturgiques dans l’histoire des évêques d’Auxerre.
M. l’abbé Auber nous a communiqué une pince de bronze qu’il possède et qui a peut-être eu
t. A tin. arch., V, 154.
2. Hierolexicon, sive dictionarium sacrum. Rome, 1677, in-f°: Græci antiquitus adhibebant aureas forcipes ad tangendam reverentiæ causa Eucharistiam, quas XaSISa; appeliabant et divinam forcipem S. Theophanes (epist. 3) appellavit ; sed vocabulum hoc à græcis translatum fuit deinde ad cochlearequo ipsi græci Eucharistiam sæcularibus conferunt.
En ouvrant en 1054 *e tombeau de saint Cuthbert, on trouva des forcipes très bien conservés, mais le rapprochement avec le peigne laisse croire que c’était un objet de toilette ecclésiastique.