CARTHAGE
la panse recourbée du P. Les inscriptions nous offrent des exemples de ce genre de monogramme simplifié, notamment celle du cimetière de Prétextât, conservée au musée de Latran1.
disposés en carré. J’ajoute que l’impression produite sur toutes les personnes qui ont vu cette mosaïque, chrétiens, israélites ou musulmans, était d’y voir des poissons grossièrement exécutés 1 .»
On a trouvé en 1880, près de Carthage, une représentation que je crois pouvoir rapprocher des précédentes. Le Père Delattre, qui veut bien porter un incessant intérêt à cet ouvrage, nous a envoyé un estampage de la mosaïque qui le concerne, et des détails intéressants sur le baptistère où elle fut découverte. Près du bassin octoeone, 011 trouva placée en pavement cette mosaïque de cubes noirs et blancs dont la réunion formait des carrés symétriques qui renfermaient l’image du poisson quatre fois répétée ou des rosaces en quatre feuilles. Sur la mosaïque passait un mur peu épais en forme d’hémicyle, et un tombeau se trouvait sous la mosaïque à l’extrémité de ce mur2.
Au centre, au milieu des poissons qui semblent en rapprocher leurs bouches, est un petit disque où M. de Rossi croit reconnaître le pain eucharistique mangé par les néophytes après la régénération baptismale 3.
La grosseur des cubes en mosaïque qui forment les éléments de ce dessin me paraissant en rendre l’expression un peu incertaine, le Père Delattre a bien voulu nous donner réponse à nos doutes : « Quant à la mosaïque aux poissons, » nous écrit-il, « je ne crois pas qu’il soit possible d’en faire un monument païen. Elle se rattachait de trop près au baptistère pour lui donner une date antérieure à ce dernier. Les carrés de mosaïque se répétaient. Il y en avait de deux sortes : les uns renfermaient quatre cœurs disposés diagonalement qui semblent imiter les pétales d’une fleur. Les autres renfermaient quatre espèces de poissons de forme variée4, mais je dois avouer que le cercle n’existe pas toujours au centre, il est quelquefois remplacé par quatre petits cubes noirs