Deville, pl. XVIf
Julius Capitolinus, dans le festin de Cléopâtre : « Data aurea et argentea pocula. »
Manlius, Martial, Properce, parlent de vases gemmés.
Clément d’Alexandrie reproche aux chrétiens leurs vases d’argent.
Prudence à propos des orgies (Peristeph., h. 11):
Libent ut auro antistites,
Argenteis scyphis ferunt Fumare sacrum sanguinem,
On voit sur les bas-reliefs que les vases pour les sacrifices étaient ornés de sculptures et de ciselures délicates.
Les vases de bronze étaient très répandus; on s’en servait beaucoup dans les sacrifices.
Perse (satyre 11) :
Aurum vasa Numæ saturniaque impulit æra.
Les auteurs abondent en témoignages qu’il serait facile, mais superflu de rapporter1.
Les anciens avaient en usage fréquent les calices de verre; on lit dans Apulée: « Ampli calices « varias quidem gratiæ, sed pretiositatis unius hoc « vitrum fabre sigillatum. »
Aristophane, Martial, Stace en font mention, et, ce qui vaut mieux que ces témoignages écrits, nous avons encore un grand nombre des objets eux-mêmes; l’industrie avait atteint sous ce rapport un degré de perfection extraordinaire et vaincu de véritables difficultés d’exécution. Nous citerons entre autres le fameux calice trouvé à Cologne, dans le jardin de sainte Ursule, et dont la coupe est revêtue d’une sorte de filet de verre à mailles détachées2. On croit qu’il est chrétien; on assure en tout cas que les chrétiens en avaient de semblables. Le chanoine Straub a publié dernièrement un calice de verre antique, muni de deux anses, monté sur pied, orné de divers dessins et qui ressemble à nos calices 3.
Les collections publiques sont remplies de ces objets; nous mentionnerons la collection Slade, à
1. Voyez, pour plus de détails, l’intéressant ouvrage de Doughty, De Calicibus.