Bull, d’arcli., 1873, p
CALICES DE VERRE
To âyaOov, le bien par excellence, signifie l’aliment eucharistique, et le pluriel T« âyocOà, les biens par excellence, désigne les deux espèces. La légende de la coupe publiée par Lupi se traduisant par : Bois et vis dans ces biens , semble nous autoriser à croire que nous avons dans ce précieux vase un calice, ministériel selon toute apparence, qui aurait été employé dans la célébration des saints mystères, au sein du cimetière des saints Thrason et Saturnin, où il fut recueilli par Boldetti.
On voyait à Rome, au commencement du siècle, dans la collection de Mariotti, un calice de verre qui passait pour être du ne ou du moins du me siècle ; il a été publié par G. -G. Macchiavelli en 18041, et répété depuis plusieurs fois. D’Agincourt nous en donne cette description : « La coupe et le pied sont de verre bleu foncé; le bouton qui unit ces deux parties est en métal doré, avec des ornements en dents de scie ; les perles qui bordent l’orle du verre sont d’émail blanc, ainsi que quatre autres rangs de perles plus petites qui sont placés plus bas ; d’autres perles d’émail verdâtre ou rougeâtre ornent les cercles ou ovales du calice. Des deux derniers ornements placés à l’extrémité de la coupe, le premier est en or, l’autre en émail rouge; enfin la partie du milieu, ornée de feuillages, est d’or, comme aux verres trouvés dans les catacombes; l’or qui couvrait le pied est aujourd’hui presque entièrement effacé. »
D’Agincourt publie sur la même planche 2 * deux vases de verre « que l’on croit, dit-il, avoir été de ceux, à l’usage de la primitive église, dits calices ministeriales ; l’un a i3 pouces de haut sur 3 pouces 2 lignes de large; l’autre a 8 pouces de haut sur 2 pouces 9 lignes de large. Tous deux simples et sans ornements sur le corps du vase, en offrent sur trois mascarons d’une exécution moins louable. Ces deux vases, qui étaient conservés chez les religieux de l’ordre de saint Basile, près de la place Barberini, à Rome, n’avaient pas encore été publiés. » Ils ont la forme d’un cylindre monté sur pied; je les ai cherchés inutilement, de sorte que ne sachant ce qu’ils sont
1. Voyez dans la collection des estampes: orfèvrerie religieuse, vol. III.
Voyez aussi d’Agtncourt, Peinture, pl. XII, fig. 29.