‹ La messe (volume 5)Chapitre 103 sur 303 · Hefner, Costume clirét., PL xm · texte numérisé non relu

Hefner, Costume clirét., PL xm

forme, mais elle n’est enrichie que de petits glands en bas.

Sighart 1 reproduit un ancien dessin figurant un baptême par immersion; le prêtre porte autour du cou une étole dont les bouts descendent jusqu’aux genoux, et qui est ornée de rayures et de franges.

Voici en quels termes Sicard (évêque de Crémone, 1 1 8 5 -J- 1 2 1 5 , mitrale) parle de l’étole : « La « stola était autrefois un vêtement blanc, descente dant jusqu’aux pieds, dont les anciens patriar- « ches se servaient, que les premiers-nés revêtaient « pour recevoir la bénédiction de leur père; mais « lorsque l’on commença à porter l’aube, elle fut « changée en un collier (torquem) qu’on appelle « stola et orarium. La stola primitive est un « symbole de l’innocence, et pour la recouvrer, « lorsqu’elle est perdue, on doit nous imposer le « collier de l’obéissance : de l’épaule gauche elle « passe à la droite, parce que par obéissance on « passe de l’action à la contemplation. Elle « s’appelle orarium, parce que, s’il est permis « d’administrer les sacrements sans les autres ! « ornements, il n’est pas permis sans grande 1 « nécessité de se passer de celui-là. Elle descend « jusqu’aux genoux pour montrer notre humilité. « Quelques-uns voient dans l’étole l’égalité d’âme « dans l’adversité et la prospérité; elle est retenue « par la ceinture pour montrer que les vertus sont « soutenues par les vertus 2. »

Innocent III émet les mêmes pensées; selon lui, l’étole que le prêtre met à son cou et sur l’amict signifie l’obéissance et la servitude à laquelle le souverain maître a daigné se soumettre.

Saint Bruno, évêque de Segni (-{• 1 1 2 5), abbé du Mont-Cassin, répète ces idées de symbolisme : « L’orarium est un joug et un fardeau, un joug « pour les prêtres, un fardeau pour les diacres, « d’où vient que les prêtres le mettent autour du

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