‹ La messe (volume 5)Chapitre 115 sur 303 · Garrucci, p · texte numérisé non relu

Garrucci, p

« martyrum sepeliret ut sine dalmatica aut colobio « purpurato nulla ratione sepeliret. » (Anast. ,

Ici la dalmatique et le colobium semblent être confondus, et la couleur générale semble exclure les bandes; mais un passage de Damascène rappelle que la Justice apparut à Isidore vêtue d’un colobium avec deux bandes de pourpre1.

La dalmatique de saint Etienne, que l’on conservait à Besançon, et qui, suivant la tradition, aurait été donnée à sainte Hélène, puis transmise par cette princesse à saint Hilaire, évêque de cette ville, fut mise du temps de Charlemagne sous le maître-autel de l’église Saint-Jean2. La tradition ne repose que sur un texte légendaire, et ne peut guère être considérée comme sérieuse.

Nous ne pouvons rien dire non plus de l’authenticité de celle de saint Laurent qu’on pensait, pendant le moyen âge, conserver à Sainte-Barbara, à Rome 3.

Dans les plus anciennes fresques des Catacombes, la dalmatique ne paraît pas talaire, ni garnie de longues manches, telles sont celles du cimetière Calixte, dans la chapelle des Sacrements (fin du 11e siècle). (PI. I.) Les tuniques que portent Abraham et Isaac dans le sacrifice représenté en pendant de la Consécration eucharistique, sont pour ainsi dire dépourvues de manches et ne descendent que jusqu’aux genoux4.

Dans la chapelle de Sainte-Cécile0, les hommes en orantes ont des tuniques descendant au-dessous du genou, des manches flottantes, courtes, qui laissent voir jusqu’au coude la linea; ces tuniques sont garnies de calliculæ. Au milieu des arbres du même jardin, l’auteur a figuré des femmes dans la même attitude, les bras levés, mais différemment vêtues ; elles ont une robe analogue à la dalmatique talaire, garnie de larges manches et de claves.

On a dit, se fondant sur l'usage antique, que les claves désignaient par leur largeur le degré

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