Id., en
ORIGINES
Sur un sarcophage du Vatican 1 une orante aune sorte de superhuméral, ou large bordure enrichie de gemmes et de perles. Sur la Planche DXXXVII, nous avons groupé plusieurs monuments de l’antiquité chrétienne qui donneront idée des dalmatiques employées à cette époque : c’est d’abord au cimetière de Saint-Pierre et Saint-Marcellin une orante figurée dans un jardin, les bras étendus, des manches assez amples garnies d’un clavus, et enfin les deux clavi verticaux partant du col pour descendre et se raccorder avec la bordure inférieure. Je crois remarquer que ce vêtement est plus long par derrière que par devant2.
A côté, nous avons gravé l’image de Veneranda, cette belle découverte de M. de Rossi3 dans la basilique de Sainte-Pétronille. Elle date de la seconde moitié du ive siècle. Nous y observons une ampleur déjà extraordinaire aux manches, des bandes doubles et les claves du col aux pieds.
Sur quatre marbres dont nous avons pris les estampages au Vatican, au Latran et à Saint-Marc, on verra des orantes vêtues de tuniques talaires.
N’oublions pas les figures de madone qui nous offrent des types de dalmatique si précis et si intéressants; nous citerons principalement celles du cimetière de Domitille et du cimetière de Calixte. La sainte Vierge y est représentée avec une longue robe, fort ample, garnie de larges manches sur le bord desquelles tourne une double bande de pourpre, enfin ornées de deux larges claves qui descendent verticalement depuis les épaules jusqu’en bas h Ces dalmatiques sont exactement celles que nous retrouverons sur les images liturgiques des mosaïques de Ravenne au vie siècle.
On a prétendu que le pape saint Silvestre3