‹ La messe (volume 5)Chapitre 119 sur 303 · Voyez Ann. arch., II · texte numérisé non relu

Voyez Ann. arch., II

Anselmus decretorum collector ex Eusebio : « A sancto Silvestro et presbyteris ejus colobiorum usus sumpsit initium et Marcus ac Julius et Liberius ex ordine sunt usi. Post hoc autem colobia in dalmaticas commutata sunt (quia, inquit Johann, de Janua, nuditas brachiorum culpabatur). »

Walafrid Strabon (X, 849) nous dit que saint Sylvestre prescrivit que les diacres porteraient la dalmatique dans l’église, et sur leur main gauche le « pallium linostinum. s

ayant trouvé l’usage de la dalmatique plus convenable que celui du colobium pour la liturgie, la rendit obligatoire ; je ne sais ce qu’il faut croire de cette assertion, mais le fait que nous avons rapporté à propos de la mort de saint Cyprien, et plusieurs des images qu’on vient de passer en revue et qui sont certainement antérieures à ce pape, prouveraient que ce vêtement était d’un emploi fréquent parmi les chrétiens avant la paix. On lit dans le Livre pontifical, à ce propos : « Constituit ut diaconi dalmaticis in ecclesia uterentur. »

Les apôtres portaient des tuniques de lin, suivant peut-être en cela le rite du sacerdoce hébreu; au ive siècle, cet usage persistait encore; nous voyons alors Eufrosinius, évêque de Patnphilie, se servir pour la liturgie d’un vêtement de lin blanc à courtes manches, qu’on disait venir de saint Jacques. Dans les actes du martyre de saint Pierre d’Alexandrie (f 3 1 1), on raconte que le Sauveur lui apparut sous les traits d’un enfant de douze ans, revêtu d’une tunique de lin que l’anonyme appelle un xoXrf6 iov Xivwv parce qu’il avait les manches courtes.

Dans la messe d’Illyricus, qui est une vraie messe romaine, à laquelle furent faites des interpolations au xe siècle (Bona, la Liturgie1), on lit cette oraison ad dalmaticam : « Indumento hoc typico « priscorum patrum ritu in modurn crucis trami- « tibus purpureis contexto vestitus humiliter « postulo, ut ex commemoratione passionis tuæ, « Domine Jesu Christe jugiter gratiosus, qui « vivis, etc. » — En supposant cette prière infiniment plus tardive que la messe elle-même, elle ne nous offre pas moins un témoignage de la tradition et des anciens Pères.

On conserve au Vatican des verres dorés sur lesquels sont figurées des orantes avec un vêtement fort semblable à celui de Daniel dans le sarcophage d’Aire; c’est d’abord celui qui porte audessus de la tête de l’orante le nom de Maria , un autre celui d 'Aunes (sainte Agnès)'2. Dans ce dernier, la différence avec la penula se manifeste surtout par la forme carrée qui contraste avec la forme arrondie du second vêtement.

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