‹ La messe (volume 5)Chapitre 129 sur 303 · VII — I I · texte numérisé non relu

VII — I I

DALMATIQUES

lement. L’évêque, lui-même, a sous la chasuble une dalmatique avec claves et cchancrures latérales, qui recouvre l’aube et l’étole. Ces types se rapprochent tout à fait de ceux du sacramentaire d’Autun.

Une miniature d’un manuscrit de Reims, publiée par Mabillon1, nous montre une dalmatique jaune traversée sur la longueur par deux doubles claves rouges. (PL DXXXIX.)

Une des plus riches dalmatiques que nous fournissent les peintures carlovingiennes est représentée dans le livre de Liuthard (Bibl. nat., tôt. y 1 5 2, f° 4). Saint Jérôme, écrivant, est figuré en costume sacerdotal; il porte sous sa chasuble une dalmatique brune, ornée de rosaces d’or, garnie d’une splendide bordure où brillent des filets d’or, des perles d’or, des rosaces d’or2. (PL DXXXIX.)

Dans le manuscrit du ixe siècle, que possède la Bibliothèque Sainte-Geneviève, un prêtre porte une dalmatique jaune avec bordure d’or dans le bas et bordure ornementée aux manches. (PI. DLXV1II.)

Raban Maur, après avoir dit que la dalmatique était faite en forme de croix pour rappeler la passion du Sauveur, nous donne des détails intéressants sur sa façon en Allemagne, au ixe siècle, et il décrit les claves de pourpre dont elle était ornée : « Habet quoque et purpureos tramites ipsa tunica, « a summo usque ad ima ante et rétro descendens, « nec non et per utramque manicam3. »

Un des monuments les plus précieux pour l’histoire de la dalmatique est, certainement, le diptypque de Francfort, où se trouvent représentées deux scènes de la messe. Dans le premier (PL IX), derrière le célébrant, on voit cinq diacres4 revêtus de riches dalmatiques, et l’archevêque lui-même, qui officie, en porte une du même genre. Ces dalmatiques sont très longues et ne laissent voir

1. Ann. bened., II, 352. Le dessin dans Montfaucon. Latin, 1 igi3, f° 1 17.

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