Clironicon Farfense, Murat, II
Xe SIECLE.
On découvrit à Pavie, en 1875, un bas-relief, près de San-Gervasio, qui provenait sans doute de l’ancienne façade (vers g3 1). C’est une figure d’archevêque avec la crosse, les vêtements sacerdotaux; la dalmatique est échancrée dans le bas et bordée d’une bande quadrillée qui tourne autour des ouvertures latérales1. Il me paraît difficile d’attribuer cette sculpture à une date plus ancienne que le xie siècle, malgré la provenance qu’on lui suppose.
La Bibliothèque de Saint-Omer nous fournit quelques documents relatifs aux dalmatiques ; c’est d’abord le manuscrit 764, qui contient la vie de saint Vandrille, et qui nous montre, au f° 7, une figure vêtue d’une dalmatique bleue avec bordure perlée au col et aux manches; ces manches, extrêmement courtes, inaugurent la coupe qui a persisté jusqu’à nous. — Il n’y a plus de claves, les deux bandes latérales expriment peut-être les ouvertures, que maintiennent des attaches rouges de distance en distance. Cette tunique, qui paraît avoir une couture au milieu, fait peu de plis, elle est étroite et courte. Nous devons ce documenta l’obligeance de M. Malard, conservateur de la Bibliothèque2. (PL DXLII.)
Il y a aussi, à Saint-Omer, une vie manuscrite du saint patron de la ville (S. Audomarus), qui contient un grand nombre de peintures, entre autres l’image de Dagobert, remettant au saint la crosse de l’évêché de Térouanne. Sous une chasuble brune, à orfrois d’or, le saint évêque porte une dalmatique jaune de Sienne, avec ornements géométriques rouges et galons d’or 3. Les caractéristiques qui classent cette peinture à la fin du xe ou commencement du xie siècle, sont la couronne carrée du roi, forme encore carlovingienne, et la tête nue de l’évêque, auquel des peintres postérieurs n’auraient pas manqué de donner la mitre. (PL CXLI.) Nous reproduisons cette image, d’après un dessin du F. Fulgence.
Dans le missel latin 819, de la Bibliothèque nationale, au f° 69 v°, nous trouvons aussi une