Gailhabaud, les Arts, atlas
3. Jahrbücher des vereins von alterhums-freunden in Rheinlande, t. LXIX (Annuaire des antiquaires).
temps. Cette peinture représente saint Heribert, archevêque de Cologne |f io3i), sur son trône, en costume pontifical ; on sait qu’il fut le fondateur du monastère de Deutz...; à ses pieds, des moines déploient une légende où se lit cette inscription : Memor esto congre gationis tuœ quam possedisti ab initio. Autour, sur la bordure du cadre, on lit encore : Summis conserte Pater in cælis Heriberte ereptos hoste nos qnesumus attrahe post te. La dalmatique a dans le bas et aux manches des bordures de pierreries, bordures qui devaient retirer au vêtement beaucoup de souplesse, comme le peintre l’a fidèlement imité dans le contraste avec les plis libres de l’aube. Au milieu descend une large bande qui coupe la dalmatique en deux, et sépare les deux étoffes différentes dont elle est faite; à droite, nous voyons un tissu orné de cercles tangents les uns aux autres avec rosaces, à gauche, de grands losanges ou se trouvent des rosaces à quatre feuilles; dans un de ces losanges, il yen a même deux. (PI. DLV.) Sur une figure que l’artiste a voulu entourer de tant de pompe, on ne saurait admettre que cette singulière bigarrure fût le souvenir d’une pauvreté de fabrication ou un caprice de l’auteur; il y a, malgré le défaut de goût qui se révèle ici, une disposition voulue et regardée comme belle; au reste, le moyen âge, surtout en Allemagne, entrera bientôt dans cette mode pour le costume et nous pourrons citer une dalmatique du musée de Brunswick que nous avons fait photographier et qui, au xive siècle, nous présente ainsi sur la même dalmatique deux étoffes différentes, l’une en brocard d’or et de soie avec des paons et des fleurs, l’autre en soie avec d’autres ornements *. (PI. DLX.)
Au Louvre, nous possédons un émail d’origine rhénane [PL DVC), sur lequel nous voyons un évêque, saint Livin, habillé d’une dalmatique qui laisse entrevoir dans le bas une large bordure quadrillée, et saint Tranquillin, en costume de diacre, portant une dalmatique ornée que décorent seulement des bordures aux manches et dans le bas ; celle du bas comprend des échancrures autour desquelles elle ne se relève pas.
Le dôme d’Halberstadt possède une dalmatique