Communiqué par le Dr ’Weber
3 Revue de l'Art chrétien, 1888, p. 271.
XIIIe SIECLE.
Le trésor d’Anagni était riche en dalmatiques dont l’inventaire nous conserve encore les descriptions : « Una dalmatica contexta de auro, argento « et serico cum octuaginta duobus plactosde auro « et pernis ad ystoriam beati Nicolaj ». On a cru reconnaître ce vêtement dans une chasuble qui porte en effet des images de saint Nicolas, mais les médaillons qui les renferment sont trop grands pour qu’on puisse en supposer un si grand nombre sur une dalmatique. (Voir aux chasubles.) On lit encore sur l’inventaire : « Item, una dalma- « tica de samito rubeo cum diversis passionibus « sanctorum ad ymagines Salvatoris et Virginis « in pectorali, et foderata sennato viridi... — « Item, una dalmatica rubea cum gritis et aliis « avibus et aquilis cum duobus capitibus, et « paraturis in manicis et fimbriis ad imagines et « pernas. »
Simelli )n°s 1 65- 166) a photographié deux dalmatiques du trésor, dont la façon nous paraît assez moderne, et qui sont probablement composées avec les débris d’une chape du x 1 1 ie siècle; 011 y retrouve des médaillons circulaires aux manches, et, sur le corps, des médaillons à lobes dans le genre de ceux de la chape de Pise.
A Saint-Laurent-hors-les-Murs de Rome, nous trouvons d'utiles renseignements iconographiques pour les dalmatiques. C’est d’abord la petite mosaïque sur la frise du portique qui représente le pape Honorius III, précédé d’un porte-croix, vêtu en dalmatique blanche, étoffe rayée en losanges noirs avec petits carrés en or inscrits dans chaque losange1. (PI. DXLIV.)
Les peintures sous le portique qui rappellent les scènes de la vie de saint Laurent nous montrent le saint diacre vêtu d'une longue dalmatique semée de rosaces, fendue latéralement avec des bordures gemmées en bas et aux manches; un galon sur l’épaule et un large collet.
Dans la chapelle de saint Silvestre aux Quattro Coronati , dans la fresque qui représente Constantin offrant la tiare, on voit debout derrière le pontife