Bottari
Victor Gay, Ann. arch., II, p. 142.
Garrucci, PI. ccclxxx.
croix, et que cette attitude rappelle la Passion, «dominica passione modulantur », selon Tertullien '. Il me semble, d’après cela, qu’on doit reconnaître dans ces images une intention liturgique, et, dans les vêtements, quand ils sont figurés, des vêtements sacerdotaux. Le sarcophage d’Aire, tombeau de sainte Quitterie, offre cette particularité, assez rare, d’un Daniel vêtu; il est chaussé, porte la tunique et, par dessus, un vaste manteau dont il relève les plis avec les bras. Garrucci y voit une tunique, mais le modelé des plis au bord ne permet pas de les pre-ndre pour des manches; il s’agit évidemment ici d’un manteau-. Quoiqu’il soit impossible de le mettre au nombre des pænulcc, l’action liturgique dans laquelle l’artiste l’introduit lui donne ici quelque intérêt. (PI. DLXI.)
Dusseldorf. — Miniature du xiv° siècle.
Dessin de M. Behn.
IVe-Ve SIÈCLES.
On a parlé de diverses chasubles qui remonteraient à l’antiquité : celle de saint Pèlerin, évêque d’Auxerre (260), qui était bleue, ornée d’étoiles jaunes, et qui avait été envoyée par le pape Sixte II, puis donnée au monastère de Saint-Denis3, — celle prétendue de saint Augustin4.
On connaît l’anecdote de saint Martin donnant, avant la messe, sa chasuble à un pauvre; saint Martin, dont on montrait encore la chasuble à