‹ La messe (volume 5)Chapitre 180 sur 303 · Moroni, Dict · texte numérisé non relu

Moroni, Dict

4 Bolland., 26 mai, 414.

VIe SIÈCLE.

Troyes aux deux bénédictins Ces souvenirs sont trop légendaires pour mériter d’entrer dans l’histoire, et, d’ailleurs, nous verrons que le plus souvent des vêtements attribués à des saints antiques ne leur appartiennent que parce que leurs restes en furent revêtus à l’époque romane et au moment de la reconnaissance des reliques.

Je serais disposé à faire exception pour l’étolfe conservée à Maëstricht2, et qu’on propose comme ayant fait partie des vêtements sacerdotaux de saint Servais -j- 38q). En disant que le type des chasubles ne devint consacré qu’au vie siècle, nous n’avons pas prétendu que toutes les reliques de vêtements antérieurs fussent fausses ou fussent étrangères à la liturgie. Cette étoffe fut découverte dans le tombeau en 726; on la retrouva en i863, et elle occupa alors un reliquaire spécial. Elle porte dans son style une certaine authenticité et nous offre des médaillons à fond rouge d’un caractère antique; au milieu, deux guerriers, peut-être les Dioscures, quoiqu’ils soient ordinairement à cheval, sont figurés debout sur une colonne cannelée, et, à leurs pieds, on amène deux taureaux qu’on va sacrifier. Ces médaillons à fond rouge sont encadrés de fleurons et reliés entre eux par des rosaces; leurs tympans décorés de feuillages. On sait avec quelle largeur d’idée l’Eglise acceptait pour le service de son culte des objets profanes ; il n’y a peut-être pas à s’étonner de voir ici entre ses mains une étoffe païenne. (PI. DLXXVI.)

L’ivoire de Trêves3 dont on a déjà parlé constitue ici, malgré sa petitesse, un monument précieux. Il représente une translation de reliques et, sur un char, deux archevêques revêtus de la pénule et du pallium. La pénule ressemble à celles signalées dans les catacombes; elle est distincte de la tunique dont la manche descend

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